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Une réflexion ouverte au public sur les nids-de-poule à Gatineau

Deux pelles qui aplatissent l'asphalte.

Boucher à la pelle les nids-de-poule est-elle la technique la plus efficace et la moins coûteuse ou devrait-on privilégier une autre approche? (Archives)

Photo : Associated Press / Carlos Osorio

Emmanuelle de Mer

L'entretien des rues est revenu à l'avant-plan mardi lors des consultations budgétaires à la Ville de Gatineau. À la suite du bilan 2019 du Plan d'investissements, dont le portefeuille inclut 127 millions de dollars pour la réfection du réseau routier, les conseillers ont remis en question les techniques utilisées pour combler les nids-de-poule.

Si des employés de la voirie peuvent boucher les trous un à un, de la machinerie peut également étendre une couche d'asphalte sur la chaussée – une technique surnommée « lichette » par les élus gatinois.

Dans les deux cas, il s'agit d'un recouvrement temporaire qui ne fait que prolonger la durée de vie de la route, puisque la dégradation se poursuit.

Le directeur du Service des infrastructures, Jean Audet, a d'ailleurs souligné que la « lichette  permet d'effectuer des réparations rapides, mais à très court terme seulement.

Le Python 5000, conduit par un employé municipal, tasse l'asphalte dans un trou sous le regard du maire Watson et du conseiller Stephen Blais.

Après Gatineau, la Ville d'Ottawa a testé à son tour cet été un équipement qui permet de colmater les nids-de-poule plus rapidement que de façon manuelle. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Les conseillers Gilles Carpentier et Pierre Lanthier ont toutefois nuancé, rapportant que dans leur district – respectivement Carrefour-de-l'Hôpital et Bellevue – les « lichettes » semblent fonctionner. C'est notamment le cas de la montée Paiement Nord et du chemin Saint-Thomas.

Ça marche, soutient M. Carpentier. Ça ne peut pas remplacer de refaire une rue [...] mais il faut se questionner sur l'efficacité de cette technique-là.

La conseillère Louise Boudrias a saisi l'occasion pour demander une étude en comité sur le sujet, ouverte au public, afin d'évaluer la qualité des techniques disponibles et les coûts qui y sont rattachés. Est-ce qu'on doit en faire moins, mais de meilleure qualité et qui dure plus longtemps?, a-t-elle demandé.

On se fait tellement interpeller à ce sujet. C'est tellement important pour les citoyens.

Louise Boudrias, conseillère du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond

Un intérêt généralisé

La proposition semble avoir fait l'unanimité autour de la table du conseil. Le président du conseil municipal et conseiller Daniel Champagne s'est engagé à trouver une date au retour des Fêtes pour tenir cette discussion.

Pierre Lanthier a souligné qu'un tel exercice permettrait de réduire le nombre d'appels effectués au 311 par des résidents mécontents de l'état des rues dans leur quartier.

Le conseiller Jean-François LeBlanc a noté qu'il faudrait également prendre en considération la frustration des Gatinois ainsi que le coût des poursuites et des frais de crevaison, tant pour les véhicules municipaux que pour ceux des citoyens.

De son côté, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a rappelé que la philosophie initiale était de creuser une fois pour installer le réseau d'aqueduc et d'égout. Résultat : On laisse dépérir les rues, a-t-il lancé.

C'est très difficile pour certaines rues locales, c'est dur à vivre pour les citoyens.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Selon lui, la taxe sur l'essence et la contribution du Québec versée aux municipalités a permis d'effectuer du rattrapage en matière de repavage, mais une réflexion plus vaste permettrait de trouver la meilleure approche.

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