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« Pas de logement, pas d'issue » : les femmes violentées peinent à trouver refuge en C.-B.

Une femme assise dans une chambre sombre.

Dawn est l'une des nombreuses femmes de la région métropolitaine de Vancouver à avoir quitté un conjoint violent et qui peinent à se retrouver du logement stable et à prix abordable.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Alors que les centres d’hébergement affichent complet et que les listes d'attente pour les logements subventionnés sont longues, le manque de logements abordables en Colombie-Britannique pousse des femmes à rester dans une relation violente, selon un organisme d'aide.

Par une froide nuit d’hiver, Dawn* a pris la fuite, pieds nus dans la neige. Elle souffrait, son conjoint venait de lui casser une planche à repasser sur le dos. Elle s'est rendue dans un café du quartier pour demander de l’aide.

Son objectif était simple : téléphoner à une amie, récupérer sa fille de 18 mois et trouver un endroit où vivre en sécurité. Elle ne se doutait pas que cette dernière étape allait être très compliquée.

Des jouets et des animaux en peluche dans une chambre d'enfant.

La fille de Dawn a rangé ses jouets dans la chambre qu'elle occupe jusqu'à la fin du mois.

Photo : Radio-Canada

Nulle part où aller

Trois ans après avoir quitté son appartement à New Westminster, Dawn vit toujours dans la région métropolitaine de Vancouver avec sa fille, mais ne dispose toujours pas de logement stable. Elle a trouvé un logement temporaire dans l'est de Vancouver, mais craint d'être expulsée avant Noël.

Chaque endroit, chaque refuge, chaque maison a des listes d’attente interminables, raconte-t-elle.

Son ex-conjoint refusant de payer une pension alimentaire, Dawn est principalement tributaire des services sociaux. Et ce n'est pas assez pour payer un loyer.

Situation aggravée par la crise

L'organisme Battered Women's Support Services (BWSS) reçoit plus de 1800 appels par an de la part de femmes qui n'ont pas beaucoup d'options de logements. Certaines d'entre elles envisagent de retourner vivre avec leur agresseur, selon la directrice générale, Angela Marie MacDougall.

Elle ajoute qu'environ 200 femmes et enfants sont refoulés tous les soirs dans des refuges pour sans-abris en Colombie-Britannique.

Avec la crise du logement que nous avons, les survivants de la violence font face à cette réalité : pas de logement, pas d'issue.

Angela Marie MacDougall
Une femme devant une bibliothèque parle à une journaliste.

Angela Marie MacDougall

Photo : Radio-Canada

Le problème s'est aggravé dans la région métropolitaine de Vancouver au cours des dernières années, avec la flambée des prix des loyers et la pénurie de logements, selon elle.

Selon les dernières données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le taux d'inoccupation global à Vancouver et dans ses banlieues est de 1 %, et le loyer moyen d'un appartement de deux chambres est de 1649 $.

*Nom fictif que nous lui donnons pour protéger sa fille d'âge mineure

Avec les informations de Bridgette Watson et de Jodie Martinson

VictimLinkBC est un service téléphonique sans frais, confidentiel et multilingue, disponible en tout temps et partout en Colombie-Britannique et au Yukon, au 1 800 563-0808.

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Colombie-Britannique et Yukon

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