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L’aversion pour certains légumes serait inscrite dans les gènes

Un garçon regarde d'un air dégoûté un morceau de brocoli.

L’aversion pour certains légumes serait inscrite dans les gènes.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les brocolis vous horripilent? Vous pouvez maintenant blâmer vos gènes, affirment des scientifiques américains.

La Dre Jennifer Smith et ses collègues de l’École de médecine de l'Université du Kentucky aux États-Unis ont découvert que le fait de posséder deux copies d’un certain gène associé au goût augmente significativement la sensation d'amertume de certains aliments.

On parle d'un niveau d'amertume qui ruine votre journée! Ces personnes sont susceptibles de trouver le goût du brocoli, des choux de Bruxelles et du chou très désagréable.

Dre Jennifer Smith

Cette réalité pourrait expliquer, selon ces chercheurs, pourquoi certaines personnes évitent certains légumes dans leur alimentation et n’atteignent pas la cible recommandée de manger quotidiennement au moins cinq fruits et légumes frais.

Votre génétique influe sur votre goût, et le goût est un facteur important dans le choix des aliments.

Dre Jennifer Smith

Ce même gène peut aussi rendre la bière, le café et le chocolat noir désagréables au goût.

Un homme regarde un chou de Bruxelles.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette constatation pourrait permettre de mieux apprêter certains légumes pour les rendre moins amers.

Photo : iStock

La génétique dans l'assiette

Sur le plan évolutif, la sensibilité au goût amer peut être bénéfique puisqu’elle peut empêcher de manger des choses qui pourraient être toxiques.

Les humains possèdent deux copies d'un gène associé au goût appelé TAS2R38. Ce gène code pour une protéine présente dans les récepteurs gustatifs de la langue qui leur permet de goûter l'amertume.

Certains héritent de deux copies d'une variante de ce gène, appelée AVI, et ne sont pas sensibles outre mesure au goût amer de certains aliments.

D’autres héritent d’un exemplaire AVI et d’un autre appelé PAV. Ceux-ci perçoivent le goût amer de certains aliments chimiques, mais pas autant que les personnes qui possèdent deux exemplaires du PAV qui, elles, sont hypersensibles à l’amertume des aliments.

Dans cette étude, les scientifiques ont remarqué que des 175 personnes étudiées, ceux qui avaient deux copies du PAV du gène mangeaient seulement de petites quantités de légumes verts à feuilles, réputés bons pour le cœur.

Les chercheurs présenteront leurs travaux lors du congrès annuel de l’American Heart Association qui se tient cette semaine à Philadelphie.

Ils espèrent que cette nouvelle connaissance permettra d’explorer de nouvelles façons de cuisiner ces légumes, peut-être à l’aide de certaines épices, afin de masquer leur goût amer et les rendre plus attrayants pour les personnes qui ont du mal à les ingérer pour des raisons génétiques.

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