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Une première convention collective pour les employés du Musée de la Gaspésie

La façade du Musée de la Gaspésie sous la neige.

Les 12 employés du Musée de la Gaspésie bénéficient maintenant d'une convention collective.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

La direction du Musée de la Gaspésie a annoncé mardi matin qu'une première convention collective a été acceptée par les employés, après seulement six jours de négociations.

Le directeur général du Musée, Martin Roussy, s'est dit extrêmement content de cette entente qui améliore les conditions de travail des 12 employés du Musée, notamment en ce qui a trait aux vacances, aux jours fériés et aux prestations de retraite, tout en respectant la capacité de payer de l'institution muséale.

On a appris à mieux se connaître. On a mis sur la table nos réalités respectives. Il y a eu une grande écoute, une grande ouverture d'esprit.

Martin Roussy, directeur général du Musée de la Gaspésie

Toute la conciliation travail-famille, ça a été revu et amélioré. On voit ça vraiment comme un ensemble de gains, ajoute la représentante syndicale des employés, Gabrielle Leduc.

Un des points majeurs des négociations concernait la reconnaissance par l'employeur de ce qu'ont vécu les employés dans leur milieu de travail et de la nécessité de rétablir leur confiance envers la direction et le conseil d'administration, indique la direction par communiqué.

La convention collective sera en vigueur pour les trois prochaines années.

Martin Roussy et Gabrielle Leduc, souriants, se tiennent côte à côte lors d'une conférence de presse au Musée de la Gaspésie, le 12 novembre 2019.

Martin Roussy, directeur général du Musée de la Gaspésie, et Gabrielle Leduc, représentante des employés dans le comité de négociation

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Le climat de travail s'était nettement détérioré au cours de l'hiver 2018, avant l'arrivée en poste de nouveaux administrateurs en mai dernier et de la nomination de M. Roussy à la direction générale.

Il n'y avait plus de communication entre la direction et les employés. Les projets avaient été mis sur la glace, les activités du Musée avaient été mises en péril. C'était un climat très sombre, très difficile, c'était extrêmement stressant, rappelle Mme Leduc.

Elle indique que, dans les cinq dernières années, un peu plus d'une vingtaine d'employés avaient quitté le Musée.

Ça a commencé avant le processus de syndicalisation. On avait fait une demande de la révision de la politique de travail. À cette époque-là, le 6 novembre 2018, on ne parlait pas du tout de syndicat. On avait fait une demande pour ouvrir la politique, avoir des discussions franches et transparentes avec la direction et le conseil d'administration, et c'est à partir de là que le climat s'est envenimé et que les relations se sont détériorées, et c'est ce qui nous a poussés vers la syndicalisation, explique Mme Leduc.

Un montant forfaitaire a ainsi été versé aux employés lors de la signature de la convention, en reconnaissance de ces événements.

La représentante syndicale précise que le climat de travail s'est amélioré dès l'entrée en poste d'un directeur par intérim.

C'est le jour et la nuit. Dès l'arrivée de l'intérim, ça s'est calmé et rétabli de façon très rapide. On a vraiment senti que l'écoute et le respect étaient revenus.

Gabrielle Leduc, représentante syndicale des employés du Musée de la Gaspésie

Dès notre entrée en négociations, on ne s'est pas senti en conflit ou en besoin de gagner une victoire. On était vraiment en terrain très confortable. Les négociations étaient plus des discussions, affirme Mme Leduc.

Des maquettes de navire sont exposées dans une salle d'exposition du Musée.

Gabrielle Leduc espère que cette nouvelle convention permettra au Musée de la Gaspésie de rétablir sa réputation de bon employeur.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

M. Roussy a également félicité les deux parties pour avoir mené des échanges constructifs dans le respect des réalités de chacun.

Il indique d'ailleurs qu'il était prêt à mener ces négociations dès son embauche le 1er août.

C'est clair que, quand il y a une convention sur la table et qu'il n'y en a pas eu durant toutes les années de vie du Musée, ça ne prend pas une grande réflexion pour comprendre que quelque chose s'est passé si on est arrivé là. Pour moi, le message était qu'on s'attaque à cette convention le plus rapidement possible, explique-t-il.

En plus de M. Roussy, le comité patronal était formé du président du conseil d'administration du Musée, Jean-Marie Fallu, et de la vice-présidente du conseil, France Simard.

Le comité syndical était composé de Mme Leduc, de la gestionnaire des collections et chargée de projet d'exposition, Vicky Boulay, et du conseiller syndical, André Forté.

Avec les informations de Martin Toulgoat

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