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Toronto demande à nouveau à Justin Trudeau de bannir les armes de poing

Gros plan sur des armes de poing disposées sur une table.

Des armes à feu saisies par la police de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Natasha MacDonald-Dupuis

Radio-Canada

Des élus, des militants et des proches de victimes de fusillades à Toronto reviennent à la charge en matière de contrôle des armes à feu, pressant les libéraux fédéraux récemment réélus d'interdire les armes de poing, et ce, partout au pays.

Durant la campagne électorale, Justin Trudeau a promis de bannir les armes d'assaut et de collaborer avec les municipalités cherchant à restreindre la vente et la possession des armes de poing.

Toutefois, pour la conseillère municipale de Toronto Kristyn Wong-Tam, les villes n'ont pas les ressources nécessaires pour faire respecter de telles interdictions locales.

Les officiels à Montréal ont raison de demander au gouvernement Trudeau de bannir les armes de poing à l'échelle nationale plutôt que de transférer cette responsabilité fédérale aux municipalités, affirme la conseillère du centre-ville.

Krystin Wong-Tam en conférence de presse.

La conseillère municipale de Toronto Kristyn Wong-Tam presse le fédéral de bannir les armes de poing.

Photo : Radio-Canada

Ken Price et Claire Smith, les parents de Samantha Price, qui a été blessée dans la fusillade de l'avenue Danforth à Toronto en 2018, remarquent que le pistolet utilisé par le tireur Faisal Hussain avait été volé d'un magasin d'armes en Saskatchewan.

Pour Wendy Cukier, de la Coalition pour le contrôle des armes, les « armes de poing n'ont pas plus d'utilité en campagne qu'en ville ».

Les tireurs sportifs et les collectionneurs vont protester, mais nous avons atteint un point où il faut choisir entre le passe-temps de certains et la vie de nos enfants.

Wendy Cukier, président de la Coalition pour le contrôle des armes

Selon Mme Cukier, les Canadiens possèdent légalement plus de 1 million d'armes de poing actuellement.

Le maire de Toronto, John Tory, n'a pas participé au point de presse mardi matin, mais interrogé sur le sujet, il a répété sa requête de voir le fédéral bannir les armes de poing. Un élément important [de la solution à la violence armée] est de renforcer de façon importante le contrôle des armes à feu, dit-il.

Une question de santé publique?

La sortie publique du groupe d'élus et de militants à l'hôtel de ville de Toronto, mardi matin, visait à marquer la tenue d'un débat sur la violence armée lors de la réunion du comité municipal de santé publique plus tard dans la journée.

Les membres du comité ont adopté mardi les recommandations d'un rapport visant entre autres à traiter la violence armée comme une question de santé publique et à demander l'intervention d'Ottawa. Il revient maintenant au conseil municipal, lors de sa réunion du 26 novembre, de demander officiellement au fédéral de bannir la vente et la possession des armes de poing et à la province d'interdire la vente de munitions pour ce type d'arme.

Il a été impossible pour l'instant d'obtenir la réaction du gouvernement Trudeau.

De son côté, le gouvernement ontarien de Doug Ford a rejeté par le passé l'idée de restrictions supplémentaires.

Le mois dernier, un porte-parole du procureur général de l'Ontario Doug Downey affirmait que, bien que la sécurité des résidents soit une « priorité urgente » du gouvernement, « il n'a pas été démontré que le fait de bannir des armes [acquises légalement] et de cibler des citoyens qui respectent la loi réduirait de façon significative le problème de la violence armée ».

La Ville Reine a fait face à une multiplication des fusillades cette année, une situation que la police attribue en grande partie aux gangs de rue. Il y a eu plus de 400 fusillades dans la Ville Reine depuis le début de l'année.

Selon nombre d'experts, Toronto devrait s'inspirer de l'exemple de Glasgow, en Écosse, qui a choisi de traiter la violence comme une épidémie, misant sur la prévention plutôt que la répression.

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Toronto

Armes à feu