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Tempête Dorian : des fermiers s’inquiètent pour l’alimentation de leurs animaux

Des vaches qui paissent.

Les producteurs laitiers devront sans doute donner plus de suppléments alimentaires à leurs vaches cette année à cause de la qualité inférieure du fourrage.

Photo : CBC/Randy McAndrew

Radio-Canada

La tempête post-tropicale Dorian a non seulement fait tomber des arbres et endommagé des bâtiments, au début septembre, mais des cultures ont été touchées, ce qui fait craindre pour les stocks de nourriture du bétail, à l’Île-du-Prince-Édouard.

En fait, c’est l’ensemble de la saison qui a été difficile pour les agriculteurs, affirme Gordon MacBeath, un producteur laitier de Marshfield, au nord de Charlottetown.

Ç’a été un défi depuis le printemps, résume-t-il. L’hiver a étouffé beaucoup de pâturages et ensuite, le temps a été frais et pluvieux, et la saison a mal commencé pour les fourrages.

Ensuite, un ouragan est passé, suivi de gels précoces. Oui, ç’a été une année difficile.

Gordon MacBeath, producteur laitier de l'Île-du-Prince-Édouard
Gordon MacBeath pose devant ses vaches.

Gordon MacBeath dit ne pas avoir connu pire année en 42 ans de production laitière.

Photo : CBC/Randy McAndrew

M. MacBeath a tout de même pu stocker une grande quantité d’ensilage de maïs, mais il s’inquiète de sa qualité.

L’ouragan a endommagé les plants, qui n’ont pas pu arriver à maturité, explique-t-il.

Ainsi, les grains de maïs récoltés sont moins nourrissants et moins faciles à digérer, pour les animaux, ce qui compromettra la quantité et la quantité de leur lait.

La qualité du fourrage sera analysée par des nutritionnistes qui feront ensuite des recommandations au fermier concernant d’éventuels suppléments alimentaires qu’il devrait donner à sa centaine de vaches laitières.

Un fermier manipule une poignée d'ensilage de maïs.

L'ensilage de maïs récolté, pour nourrir le bétail, est de moindre qualité cette année.

Photo : CBC/Randy McAndrew

M. MacBeath craint que le coût de ces suppléments soit important, cette année. S’il doit donner des céréales à ses animaux, il pourrait devoir en importer puisque les cultures à l’Île ont toutes subi des dommages lors du passage de Dorian.

Demande d'aide financière

La Fédération des agriculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard a demandé au gouvernement provincial d’activer le programme fédéral-provincial d’aide aux fermiers en cas de catastrophe naturelle.

Ce programme couvrirait les dommages subis tant par les producteurs de maïs que par les éleveurs et les pomiculteurs.

Des grains de maïs endommagés.

Le vent et la pluie lors du passage de Dorian ont grandement endommagé les grains de maïs.

Photo : Courtoisie

Ce programme, l’Agri-relance, avait indemnisé les producteurs de pommes de terre en 2018 lorsqu’ils avaient dû laisser 2800 hectares de leurs tubercules dans le sol à cause d’un automne très pluvieux.

Cette année, la situation est également catastrophique, selon Harold McNevin, président des Producteurs laitiers de l’Île-du-Prince-Édouard. Il croit que certains fermiers devront vendre une partie de leurs bêtes parce qu’elles sont incapables de les nourrir.

D'après les renseignements de Nancy Russell, CBC

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