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Un usager malvoyant dénonce le manque d'accessibilité du réseau de la STTR

Un autobus circule au centre-ville de Trois-Rivières.

Les changements apportés cet été au réseau de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) fait encore réagir négativement des usagers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quatre mois après les changements apportés au réseau de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR), un utilisateur dénonce des lacunes encore présentes dans le système.

François Perrier est atteint du diabète et malvoyant. Depuis l’entrée en vigueur de changements importants au réseau de la STTR en juillet, il a appris par coeur les trajets qu’il est appelé à prendre pour se rendre au travail ou à ses rendez-vous médicaux.

Il rapporte qu’il a de plus en plus de difficulté à se repérer dans le réseau de la STTR et que la durée de ses trajets est plus longue qu’avant.

« Deux fois plus de temps que ce que c’était avant, rapporte François Perrier. D’une part, les trajets ont tous été changés, j’essaie de m’habituer, mais on s’entend que visuellement, c’est écrit tellement petit sur les pancartes que ça me prend une loupe. »

Un homme est assis dans un autobus.

François Perrier, un usager malvoyant du réseau de la STTR, constate qu'il lui est plus difficile de prendre l'autobus depuis l'entrée en vigueur des modifications aux trajets.

Photo : Radio-Canada

Le résident de Trois-Rivières pourrait être candidat au transport adapté, mais il refuse d’être traité comme une personne à mobilité réduite et chérit son indépendance. « Je suis capable d’avoir des points de repère et de fonctionner. »

L'homme de 45 ans appréhende maintenant les premiers flocons, entre autres parce que les affiches de la STTR sont blanches et que selon lui, elles ne sont plus munies de bandes réfléchissantes. « L'hiver, ça risque d'être l'enfer. »

Il espère que la STTR continuera d'entendre les recommandations du Comité citoyen, dont il fait partie avec une dizaine d'autres usagers.

Une histoire parmi d’autres selon le Comité citoyen

Des histoires comme celle de François Perrier, la responsable du Comité citoyen des transports de Trois-Rivières Hélène Gauron dit en avoir entendu plusieurs.

Une femme répond aux questions d'un journaliste devant un abribus.

Hélène Gauron, responsable du Comité citoyen des transports de Trois-Rivières, a critiqué à plusieurs reprises les changements mis en place par la STTR.

Photo : Radio-Canada

« Ça va de la mère de famille qui a de la difficulté à aller reconduire ses enfants à l'école aux étudiants qui arrivent en retard. En réalité, ça concerne toute la population », souligne celle qui a dénoncé les changements de la STTR depuis leur entrée en vigueur. «Il va falloir que la STTR refasse ses devoirs pour que l'ensemble de la population soit incorporée et non pas la majorité, ce qu'on nous dit actuellement. »

La STTR compte faire ses devoirs

La STTR a fait savoir qu'elle travaille sur des solutions concernant ces plaintes. Elle reconnaît cependant que la situation de François Perrier est plus complexe que d’autres.

« On est actuellement en train de travailler un plan d'accessibilité, ce qui va permettre éventuellement l'achat et l'installation d'abribus accessibles, a rapporté le directeur général de la STTR Guy de Montigny. On a aussi, au niveau des arrêts, un test que l'on fait actuellement, alors qu’on installe une pellicule autoréfléchissante. On est en test actuellement pour trouver la bonne recette. »

D'après des reportages d'Anne-Andrée Daneau

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