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La deuxième vie des Ursulines de Trois-Rivières

Soeur Yvette Isabelle pose dos à la caméra alors qu'elle regarde le coucher du soleil par la fenêtre de son appartement.

Soeur Yvette Isabelle pose dos à la caméra alors qu'elle regarde le coucher du soleil par la fenêtre de son appartement.

Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Claudie Simard

Installée confortablement dans son nouvel appartement du cinquième étage, soeur Yvette Isabelle regarde avec bonheur le coucher de soleil à travers les larges fenêtres. Beaucoup de choses ont changé depuis que les Ursulines ont quitté leur monastère historique pour vivre dans une résidence moderne pour aînés. À commencer par le vocabulaire.

Le mot appartement fait difficilement sa place dans les phrases des soeurs. Rien d'étonnant si l'on considère qu'elles ont parlé de leur chambre tout au long de leur vie. Aussi petit soit-il ( 2 pièces et demie ), ce nouvel espace transforme leur routine.

Un long couloir où chacune des soeurs a son propre appartement remplace l'ancienne résidence du monastère avec des chambres.

Un long couloir où chacune des soeurs a son propre appartement remplace l'ancienne résidence du monastère avec des chambres.

Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Les Ursulines de Trois-Rivières ont désormais chacune leur salon et leur salle de bain privée. Malgré cette nouvelle individualité, la vie de groupe persiste, mais se transforme.

Regardez le documentaire Ursulines pour la vie.

Image tirée du documentaire «Ursulines pour la vie ».

Image tirée du documentaire «Ursulines pour la vie ».

Photo : Radio-Canada

Les corridors, autrefois discrets et silencieux au monastère, s’animent désormais. Peut-être que la crainte qu’elles pouvaient avoir autrefois de déranger leurs consoeurs au monastère s’est dissipée grâce à l’épais mur de béton insonorisé ? Reste que l’endroit semble être devenu un lieu de rencontre, de causeries. Un grand plaisir pour celle qui les côtoie depuis plus de trente ans, Josée Grandmont, la directrice du Musée des Ursulines. Elle raconte avec le sourire qu’elle assiste à des partys de corridors lorsqu’elle leur rend visite.

Soeur Louise-Hélène Albert, la directrice du Musée des Ursulines Josée Grandmont et soeur Yvette Isabelle rient ensemble, alors qu'elles sot assises dans les chaises berçantes.

Un moment de complicité et de fou rire. De gauche à droite, soeur Louise-Hélène Albert, la directrice du Musée des Ursulines Josée Grandmont et soeur Yvette Isabelle.

Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

À la résidence, tous les repas sont encore pris en groupe; il n’y a pas d’espace cuisine dans les appartements. Cependant, un espace a été prévu pour en ajouter une [cuisine] précise soeur Yvette Isabelle, pour quand on sera parties. Sa référence à la mort rappelle que la moyenne d’âge chez les Ursulines dépasse les 80 ans. Elles étaient 56 l’été dernier, mais trois se sont éteintes depuis. Les funérailles continuent d’avoir lieu dans la chapelle du monastère et le cercueil est ensuite enterré dans le cimetière des Ursulines, avec toutes les consoeurs qui y reposent depuis plus de trois siècles. 

De nouvelles rencontres

À la cafétéria, les Ursulines s'assoient ensemble, mais l’endroit est aussi utilisé par tous les autres résidents, laïques ou religieux. Les Ursulines côtoient les membres de la communauté des Filles de Jésus lors des repas et de la messe quotidienne. Pour soeur Louise-Hélène Albert, ces nouvelles fréquentations sont les bienvenues. C’est une belle découverte ! dans les ascenseurs on a bien du plaisir ensemble , elles sont très gentilles ! Elle ne cache pas cependant que de quitter le monastère qu'elle habite depuis plus de 60 ans représente une adaptation parfois difficile.

Dans la salle multifonctionnelle, les Ursulines de Trois-Rivières continuent de chanter ensemble chaque jour, comme elles le font depuis des décennies.

Dans la salle multifonctionnelle, les Ursulines de Trois-Rivières continuent de chanter ensemble chaque jour, comme elles le font depuis des décennies.

Photo : Radio-Canada

Pour la prière de groupe, la chapelle patrimoniale du bâtiment historique a cédé sa place à une salle multifonctionnelle moderne. Cela n’empêche pas les soeurs de continuer à chanter ensemble chaque jour, comme elles le font depuis des décennies. Leur déménagement semble pour elles n’être qu’un autre changement comme tous ceux qu’elles ont traversés au fil du temps.

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