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Des « enfants de la région » dénoncent le projet de GNL Québec

Conduite de gaz naturel.

Les signataires de la lettre ne pensent pas que le gaz naturel soit véritablement une énergie de transition.

Photo : La Presse canadienne

Thomas Laberge

Plus de 260 jeunes originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui habitent maintenant à l’extérieur de la région ont signé une lettre dans le journal Le Quotidien pour dénoncer le projet de gazoduc et d’usine de liquéfaction de GNL Québec. Selon eux, le projet est néfaste pour l’environnement et pourrait même décourager certains jeunes de revenir s’installer dans leur terre natale.

L’instigateur du projet, Émile Duchesne, est étudiant au doctorat en anthropologie à l’Université de Montréal. Il soutient que, malgré leur départ, les signataires de la lettre ont encore un lien fort avec la région.

On forme encore une communauté et on a une vision de ce qu’est l’avenir de la région. Dans l’optique où on veut revenir, on continue à donner notre point de vue sur ce qui se passe ici, dit-il.

Ce que nous disons aujourd’hui, c'est que ce n’est pas un projet comme celui de GNL qui va nous aider à revenir dans la région. Nous ne le disons pas comme une menace; il s’agit d’un constat.

Dans le contexte actuel, où le Saguenay-Lac-Saint-Jean fait face à une profonde pénurie de main-d’œuvre, nous sommes comme plus que jamais en mesure de décider quels emplois nous voulons créer et quels projets nous voulons porter en tant que collectivité. Nous ne sommes plus au temps où les frères Price et autres industriels américains faisaient la pluie et le beau temps sur la région. Le projet de gazoduc et d’usine de liquéfaction de GNL Québec est un projet d’une autre époque qui reproduit les dynamiques de dépendance auxquelles le Saguenay-Lac-Saint-Jean a déjà trop goûté par le passé. Or il s’avère que les pouvoirs publics veulent encore une fois financer à gros frais un projet dont les profits se dirigeront vers des intérêts américains protégés par des paradis fiscaux.

- Extrait de la lettre

Une énergie verte?

Émile Duchesne ne pense pas que le gaz naturel soit véritablement une énergie de transition.

Beaucoup de ces gaz vont provenir de la fracturation hydraulique, qui est un procédé super polluant. Pourquoi ne pas aller directement vers d’autres énergies comme l’électricité ou l’énergie solaire?, demande-t-il.

La lettre dénonce aussi la volonté du gouvernement de financer le projet de GNL Québec avec le Fonds vert. Il s’agit là d’une des plus grandes hypocrisies de notre époque, peut-on lire.

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