•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Médias sociaux : le Centre de prévention du suicide appelle les internautes à la retenue

Les fausse offres dans les médias sociaux peuvent avoir pour but de propager des virus ou des vers informatiques.

Le Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda demande à la population de ne pas augmenter la diffusion des cas de suicide, et de plutôt favoriser les publications sur la prévention du suicide.

Photo : Associated Press / Paul Sakuma

Annie-Claude Luneau

Le Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda lance un cri du coeur aux médias et aux internautes : ne pas publiciser les cas de suicide.

Vous avez besoin d'aide? La ligne 1-866-APPELLE est accessible 24h/24, 7 jours sur 7.

Une lettre d'adieu a été partagée plus de 18 000 fois sur les médias sociaux cette fin de semaine, un geste qui pourrait avoir de graves conséquences.

Ça peut avoir un effet pour les gens qui peuvent vivre une détresse, ça vient un peu confirmer que le suicide pourrait être une option pour eux aussi, alors que c'est tout à fait l'inverse, prévient la directrice du Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda, Brigitte Laliberté.

Une main tient un téléphone intelligent sur lequel est ouverte une application mobile.

L'application RÉSO, développée en Abitibi-Témiscamingue, se veut une ressource de prévention du suicide chez les jeunes.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Les médias ont aussi leur rôle à jouer et il convient d'être prudent dans le traitement médiatique des cas de suicide.

L'Association québécoise de prévention du suicide indique même que par le passé, certains traitements médiatiques, comme celui du suicide de Gaétan Girouard, ont prouvé que le suicide est un phénomène marqué par des effets d’imitation et de contagion. Elle rappelle donc qu'il est primordial de traiter le suicide comme un problème complexe, qui n'a pas qu'une seule cause.

Miser sur la prévention

L'Association québécoise de prévention du suicide suggère aussi de ne pas donner de détails sur les circonstances d'un suicide pour ne pas mener à une glorification du geste.

Surtout, les médias peuvent jouer un rôle positif en prévention du suicide en insistant sur l'aide disponible pour les personnes en détresse.

La directrice du Centre de prévention du suicide, Brigitte Laliberté, abonde dans le même sens.

La bonne façon de parler du suicide, c'est un problème qui existe, c'est un problème de santé publique et c'est de dire qu'il existe des services, favoriser la demande d'aide, d'apporter ces gens-là à demander des services. La personne qui vit une détresse, pour elle, c'est tellement immense, qu'elle ne voit plus de solutions, mais il y en a encore des solutions, indique-t-elle.

Il existe sept centres de prévention du suicide en Abitibi-Témiscamingue :

  • Centre de prévention du suicide d'Amos
  • Centre de prévention du suicide d'Abitibi-Ouest
  • Centre de prévention du suicide de Malartic
  • Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda
  • Centre de prévention du suicide de Senneterre
  • Centre de prévention du suicide de la Vallée-de-l'Or Centre de prévention du suicide du Témiscamingue

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Santé mentale