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Radio-Canada dévoile les 5 finalistes de son prix de poésie 2019

Montage photo des portraits des 5 finalistes : Sébastien Émond, Maud Evelyne, Mélodie Nelson, Olyvier Leroux-Picard, Mélodie Charest

Les poèmes inédits de Mélodie Charest, de Sébastien Émond, de Mélodie Nelson, de Maud Evelyne et d'Olyvier Leroux-Picard ont été choisis parmi plus de 1100 textes soumis au concours cette année.

Photo : Simon Douville/Marilou Jetté-Gontran Chartré/Myriam Lafrenière/OlyvierLeroux-Picard/M. C.

Radio-Canada

Le jury, composé cette année de David Goudreault, Joséphine Bacon et Herménégilde Chiasson, a choisi les cinq finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2019.

Les poèmes inédits de Mélodie Charest, de Sébastien Émond, de Mélodie Nelson, de Maud Evelyne et d'Olyvier Leroux-Picard ont été choisis parmi plus de 1100 textes soumis au concours cette année. Le nom de la personne gagnante a été dévoilé le 21 novembre. Il s'agit de Maud Evelyne pour sa suite poétique J'ai vu ma mère en rêve.

La liste des finalistes de langue anglaise (CBC Poetry Prize) a été dévoilée mercredi sur le site de CBC Books (Nouvelle fenêtre).

[Cette liste a été mise à jour le 21 novembre 2019 pour indiquer la lauréate. ]

Les finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2019

Mélodie Charest pour Les papillons daltoniens en hiver

Autoportrait en couleur de l'autrice Mélodie Charest, cheveux longs ramenés sur le côté, elle porte un chandail à col roulé écru.

L'autrice Mélodie Charest

Photo : M. C.

Originaire de Saint-Liboire, Mélodie Charest vient tout juste d'avoir 19 ans. Petite, c'est pour imiter son grand frère qu'elle s'est mise à lire. Toutes ces histoires dévorées clandestinement en classe de sport ou dans le chaos d’une file d’attente l’ont orientée vers un diplôme d'études collégiales en arts, lettres et communication.

Mais son amour de la littérature est devenu un besoin de liberté, une impatience de participer au cadavre exquis de notre avenir. C’est ce qui l'a poussée à entreprendre des études universitaires en géographie, un domaine d’étude qui tente de comprendre toutes les facettes des cultures et les manières dont celles-ci peuvent jouer un rôle déterminant dans notre compréhension du présent, du passé, mais surtout, de l'avenir.

Ma dyslexie et ma dysorthographie, diagnostiquées modérées/sévères au primaire, n'ont pas fermé les portes de mes ambitions, au contraire. J’ai tout de même lu quantité de livres que je ne comprenais pas, j’ai tenu des journaux et un blogue sur l’actualité à la syntaxe déformée. Mais, j’aime les défis; lire et écrire ont été de défis considérables dans mon enfance et sont devenues des passions.

Mélodie Charest

Sébastien Émond pour La dysphorie des lièvres empaillés

Portrait en couleur, de trois-quarts, de Sébastien Émond. L'artiste a les yeux et les lèvres maquillées, tient un chapeau de la main droite, porte un collier de grosses perles à double rang et une chemise à carreaux ouverte.

Le poète Sébastien Émond

Photo : Simon Douville

Sébastien Émond est originaire de Chibougamau. Iel a choisi de s’extirper de son « incubateur boréal » pour s’établir dans la ville de Québec et étudier le cinéma, la langue française et la littérature à l’Université Laval. Depuis 2016, iel s’implique dans diverses activités littéraires de la ville de Québec en tant que poète du Collectif RAMEN et publie, en 2018, son premier recueil de poésie aux Éditions Hashtag, #monâme.

Son écriture, à forte dimension autofictionnelle, met en scène les questions d’identité queer, embrasse les imaginaires horrifiques et apocalyptiques, ainsi que l’esthétique « 16+ […] hardcore violence and sexual content ».

En tant que fan d’horreur, le fait de côtoyer le cinéma de genre m’a aidé à mettre en perspective la terreur, la répulsion que j’éprouvais vis-à-vis de moi-même et de mon propre corps. L’horreur a d’abord été un moyen de fuir la réalité, puis est devenue, paradoxalement, le meilleur moyen pour moi de l’accepter : j’ai compris que je n’étais pas un monstre, que je n’étais pas une cause perdue et que je pouvais bien me permettre un peu d’espoir, après tout. C’est cette corrélation entre mes propres enjeux de santé mentale et ma passion pour l’horreur qui m’a poussé.e à écrire

Sébastien Émond

Mélodie Nelson pour nous sommes les filles qui mourront sans être remarquées

Portrait en couleur d'une femme, dans une église, en train d'allumer des lampions, un poupon en plastique dans les bras.

L'autrice Mélodie Nelson

Photo : Myriam Lafrenière

Mélodie Nelson est originaire de Repentigny et vit à Montréal. Détentrice d'un baccalauréat en études littéraires et d'un certificat en histoire de l’art, elle a travaillé comme cueilleuse de fraises pas biologiques, gardienne d'enfants d’une famille de cinq garçons, commis de bibliothèque, téléphoniste érotique et travailleuse du sexe.

Elle a écrit les livres Escorte et Juicy, et, récemment, elle a participé à l’anthologie de poésie Hustling Verse et à l’essai Je suis indestructible.

J’avais le titre de la suite depuis un moment, comme un semblant de rage adoucie par cette sororité de filles et amies aux jambes grandes ouvertes. Ça me revenait, chaque fois que je lisais sur une travailleuse du sexe morte [...] Les pires tueurs en série du Canada et des États-Unis se sont attaqués à des travailleuses du sexe, parce qu’elles sont plus vulnérables, parce que pour plusieurs personnes, elles sont mieux mortes.

Mélodie Nelson

*LAURÉATE 2019*
Maud Evelyne pour J'ai vu ma mère en rêve

Portrait en couleur de la jeune femme, assise sur une chaise, genoux relevés et pliés, bras croisés, en camisole noire, jupe en denim et bas résille.

L'autrice-compositrice-interprète et poète Maud Evelyne

Photo : Marilou Jetté-Gontran Chartré

Originaire du Bas-Saint-Laurent, Maud Evelyne a aussi vécu à Rouyn-Noranda, à Québec, à Saint-Jean (T.-N.-L.) et à Francfort, et habite maintenant à Montréal. Musicienne de métier, elle est aussi autrice-compositrice-interprète, par envie de partager ses mots.

Elle a lancé un microalbum indépendant il y a un an, Le parking aux oiseaux (Nouvelle fenêtre) (Nouvelle fenêtre).

[J'ai commencé ces poèmes] avant d’être mère et [je les ai] retravaillés après. Je voulais explorer les zones d’ombre que je porte en moi, remplir les silences de mes souvenirs familiaux. Me permettre de grincer avec de grands thèmes comme donner la vie, aimer, vieillir, mourir. En arrière-fond, un portrait de ma mère dans le noir, portrait qui parle surtout de moi, au fond.

Maud Evelyne

Olyvier Leroux-Picard pour Les retrouvailles

Portrait en couleur d'Olyvier Leroux-Picard, souriant, avec des lunettes de soleil.

L'auteur Olyvier Leroux-Picard

Photo : Geneviève Grenier

Né à Montréal, Olyvier Leroux-Picard a fait une maîtrise en études internationales, après avoir cofondé les Éditions de la Tournure – Coopérative de solidarité en 2012. Son troisième livre, Passage de la mer Noire, a été publié en 2017 aux éditions Poètes de brousse.

Il est actuellement responsable des communications aux Éditions Écosociété.

[Ces retrouvailles], c’est une lettre que j’écris aux gens que j’aime, que j’ai aimés ou que j’ai connus. Ce sont des aveux, des souhaits, des choses simples, mais parfois difficiles à dire. C’est un acte d’amour au temps de la disparition, de la performance et de la fatigue.

Olyvier Leroux-Picard

La gagnante ou le gagnant remportera, en plus de la publication de son texte sur le site de Radio-Canada :

  • une résidence d'écriture de deux semaines au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

Véritable tremplin pour les écrivaines et les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada (Nouvelle fenêtre) sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours.

Vous aussi, vous écrivez? Envoyez-nous vos textes! La période d'inscription pour notre prochain prix, le  Prix du récit Radio-Canada 2020 (histoires vécues) débutera le 1er janvier 2020.

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