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Des syndicats du secteur public réclament 3 $ de plus de l'heure dès l'an prochain

Bureau régional de la CSN

Bureau régional de la CSN

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Marie-Hélène Paquin

Devant les importants surplus budgétaires du gouvernement caquiste, les syndiqués du secteur public associés à la CSN en Abitibi-Témiscamingue ont formulé leurs demandes en vue des négociations à venir avec le gouvernement le printemps prochain.

En Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente six syndicats des milieux de la santé et des services sociaux ainsi que de l'éducation.

Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec de la Centrale des syndicats nationaux (CCATNQ-CSN), Félix-Antoine Lafleur

Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec de la Centrale des syndicats nationaux (CCATNQ-CSN), Félix-Antoine Lafleur

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

C'est une demande qui est échelonnée sur trois ans. La première année, c'est 3 $ de l'heure monétaire, pas une augmentation en pourcentage. Pour les 2 années subséquentes, on demande 3 % ou 1 $, tout dépendant l'option la plus avantageuse. Il y a aussi une close de protection du pouvoir d'achat, donc, que si les augmentations sont en deçà de l'Indice des prix à la consommation (IPC), que les augmentations soient de l'IPC plus 1 %, indique le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN), Félix-Antoine Lafleur.

En plus des demandes salariales, les syndiqués ont formulé des demandes moins traditionnelles dans leur cahier déposé le 30 octobre dernier.

Parmi celles-ci, ils réclament un désinvestissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans les énergies fossiles avant de lutter contre l'urgence climatique. Ils demandent également une clause protégeant les lanceurs d'alerte.

Enjeux de rétention de main-d'oeuvre

En pleine pénurie de main-d'oeuvre, les syndicats des milieux de l'éducation et ont bien du mal à convaincre leurs membres de rester.

Pour le syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, la priorité est la précarité d'emploi.

C'est difficile d'enseigner quand tu ne sais pas d'une session à l'autre si tu vas être permanent ou non, si tu vas avoir une charge de cours ou non. Également, sur la question salariale, il y a des corps de métier comme les ingénieurs, les infirmières qui sont difficiles à retenir, souligne le président, Philippe Marquis.

Philippe Marquis porte un écusson de cercle vert.

Philippe Marquis, enseignant au campus de Rouyn-Noranda et représentant des trois syndicats du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

À la Fédération de la santé et des services sociaux, la rétention est aussi un problème.

Avec la réforme Barrette dans les dernières années, ça a détérioré le réseau. Les gens quittent le réseau parce qu'ils ont de mauvaises conditions de travail. On pense qu'avec l'augmentation salariale et avec la nouvelle formule, que ce soit en dollars, ça va faire un peu un rattrapage d'écart, témoigne la vice-présidente, Annick Trottier.

Pour le Syndicat des employé-e-s de soutien de la Commission scolaire Harricana, le principal enjeu est la santé des travailleurs. Pour moi, mais je pense que c'est aussi dans les quatre fédérations, la surcharge de travail, nos gens sont épuisés, puis ça, il faut arrêter de se le cacher, ça a un coût qu'on paie après. Je pense qu'un nouvel investissement pour avoir plus d'employés, ça donnerait déjà un meilleur climat de travail, affirme Kathy Lacombe.

Le gouvernement doit à son tour déposer ses demandes d'ici le mois de décembre. Les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2020.

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