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L'Alberta pourrait adopter le consentement présumé pour les dons d'organes

Un coeur devant des chirurgiens qui font une transplantation.

Un projet de loi propose que l'Alberta adopte le consentement présumé pour les dons d'organes.

Photo : getty images/istockphoto / vchal

Radio-Canada

Un projet de loi en Alberta propose que la province passe d’un système de consentement explicite à un système de consentement présumé pour les dons d'organes.

Le projet de loi 205 proposé par le député du Parti conservateur uni (PCU), Matthew Jones, a passé la première lecture mercredi à l’Assemblée législative.

Il ferait en sorte que chaque adulte soit automatiquement un donneur d'organes et de tissus.

Le consentement présumé a déjà été adopté en Nouvelle-Écosse et dans plusieurs pays européens. L’Alberta pourrait ainsi devenir la deuxième province canadienne à se joindre au mouvement.

Les personnes qui ne veulent pas que leurs organes soient prélevés auraient l’option de ne pas l'autoriser, mais les familles auraient quand même le dernier mot.

Plusieurs sondages montrent que plus de 80 % des Canadiens sont prêts à faire don de leurs organes, mais en Alberta, le taux de participation au programme est d’à peine 19 %, dit la province.

Il semble tout simplement qu’un système de consentement explicite ne convienne pas autant aux Canadiens qu'un système de consentement présumé, a lancé Matthew Jones vendredi.

Des études suggèrent que le consentement présumé fait en général augmenter les dons d’organes d’environ 25 %.

Selon le ministre de la Santé de l’Alberta, Tyler Shandro, les membres du PCU devraient pouvoir voter librement sur le projet de loi, mais le ministère de la Santé n’a pas participé à l’élaboration de cette initiative législative.

Le consentement présumé n’est pas une priorité de mon ministère, mais si l’Assemblée l’adopte, je travaillerai à son application, a déclaré Tyler Shandro.

Une longue attente

Memory Fedoruk, qui attend un rein, fait partie des quelque 650 personnes qui sont en attente d'une greffe en Alberta.

Pour moi, c’est clair que ce serait la meilleure chose.

Memory Fedoruk, patiente

Il y a tellement de gens qui n'y pensent même pas et qui, bien sûr, n'ont pas fait l'effort de s’inscrire comme donneur, ajoute-t-elle.

Chaque personne qui devient donneuse peut sauver jusqu'à huit vies et améliorer la qualité de vie de 75 personnes, selon le gouvernement du Canada.

L'année dernière, 23 personnes sont décédées alors qu'elles attendaient une greffe d'organe en Alberta.

Le projet de loi prévoit un délai de mise en œuvre de deux ans. Le consentement présumé ne s'appliquerait pas aux personnes de moins de 18 ans ou celles qui n'ont pas vécu en Alberta au moins un an avant leur décès.

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