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Un groupe français s'intéresse aux activités de câblage de Bombardier

Des drapeaux aux couleurs de Bombardier, du Québec et du Canada.

Le logo de Bombardier sur un édifice de la compagnie à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

Après avoir quitté l'aviation commerciale et vendu ses usines de fabrication de pièces d'aéronautique, Bombardier pourrait maintenant se départir de ses activités de câblage dans le cadre de son redressement.

Le groupe français Latécoère a annoncé lundi avoir présenté une offre non contraignante, dont le montant n'a pas été précisé, et être en train de négocier de manière exclusive avec la multinationale québécoise.

Les activités de système d'interconnexion de câblage électrique – ou, en anglais, electrical wiring interconnection system de Bombardier ont généré des revenus annuels de 60 millions de dollars américains au cours des trois dernières années.

Rien ne garantit que les négociations vont se solder par une entente, souligne la société établie à Toulouse, précisant qu'elle devait notamment effectuer un contrôle préalable et boucler son financement.

Lundi avant-midi, Bombardier n'avait pas commenté.

Présente au Québec, Latécoère se spécialise dans les activités d'aérostructures et de câblage électrique ainsi que dans les services d'ingénierie. Elle compte parmi ses clients des géants comme Airbus, Boeing et Bombardier.

En date du 31 décembre, la société disait compter un peu moins de 5000 employés, répartis dans 13 pays.

Ces négociations surviennent alors que Latécoère est visée par une offre d'achat publique de la société d'investissement Searchlight Capital Partners.

Il y a environ un an, Bombardier avait annoncé la vente de son programme d'avions à hélices à Viking Air et de ses activités de formation de techniciens et de pilotes pour ses avions d'affaires à la québécoise CAE. En juin, l'entreprise avait confirmé la vente des avions régionaux CRJ à Mitsubishi.

Le 31 octobre, elle cédait ses usines de fabrication de Belfast, en Irlande du Nord, de Casablanca, au Maroc et de Dallas, au Texas, à Spirit Aerosystems dans le cadre d'une transaction de 1,2 milliard de dollars américains, dont 500 millions de dollars américains en espèces.

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