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6 mois de prison pour l'avocat déchu Jean-Roch Parent

Une image de l'arrestation de l'avocat Jean-Roch Parent

Une image de l'arrestation de l'avocat Jean-Roch Parent

Photo : Courtoisie

Sébastien Tanguay

L’avocat déchu Jean-Roch Parent passera les six prochains mois en prison pour avoir menacé de « cogner » un agent de la Sûreté du Québec (SQ) lors d’une banale interception routière pour laquelle il risquait une amende de 100 $.

La mère de l’accusé a fondu en larmes au moment où le juge a confirmé l’incarcération de son fils.

Les crimes pour lesquels Jean-Roch Parent a été reconnu coupable remontent au 4 mai 2017.

Jean-Roch Parent, avocat de la défense

Jean-Roch Parent, avocat de la défense

Photo : Radio-Canada

Un agent de la SQ, Damien Bélanger intercepte alors l’avocat à bord de sa Firebird rouge. Ce dernier circulait sur une voie réservée, une infraction mineure du Code de la sécurité routière passible d’une amende de 100 $ et d’aucun point de démérite.

Le policier trouve, derrière le volant, un homme en crise. Jean-Roch Parent refuse d’obtempérer aux ordres de l’agent et invoque son statut d’avocat pour l'intimider, le menaçant de lui faire perdre son emploi et de l'obliger à « se checker 24 heures sur 24 ».

L’avocat hausse le ton; la tension monte. Lorsque le policier fait sortir Parent du véhicule et lui effleure le bras, celui-ci le fixe en le menaçant : Touche-moi pas sinon je te cogne!.

Aidé par un confrère, l’agent Bélanger procède à l’arrestation de l’automobiliste dans une scène filmée par des témoins. Le policier de la SQ, qui cumule 22 ans d'expérience, garde un souvenir amer de l'épisode.

Au cours de sa carrière, il avoue n'avoir jamais dû sortir ses menottes et procéder à une arrestation pour une simple interception routière.

La poursuite obtient la peine qu’elle demandait, soit 6 mois d’emprisonnement suivis par 18 mois de probation.

La défense, de son côté, suggérait une peine à purger au sein de la communauté, alléguant que Jean-Roch Parent pouvait redevenir un actif pour la société.

Série de démêlés avec la justice

La peine d’emprisonnement imposée à l’accusé est le dernier chapitre d'une déchéance professionnelle et financière qui a commencé dès 2015, au moment où l’avocat, qui plaidait alors pour la Couronne, était reconnu coupable de harcèlement à l’endroit de son ex-conjointe.

Jean-Roch Parent avait, dans les années suivantes, fait face à diverses accusations. Le Barreau l’a radié pour 16 mois en septembre dernier pour avoir manqué, à plusieurs reprises, de respect envers la magistrature.

Il avait également invectivé un agent du système judiciaire qui le fouillait à l’entrée d’un pénitencier au moment où il visitait un client.

Dans son jugement, le magistrat Louis Dionne insiste que Jean-Roch Parent, en raison de sa précarité, montre un risque élevé de récidives. Il indique également que la peine doit être exemplaire pour montrer que personne ne peut attaquer attaquer l'intégrité de la justice impunément.

La défense insistait sur les multiples revers connus par l'accusé au cours des années qui ont précédé la fameuse altercation pour atténuer la peine.

Le juge a rejeté l'argument, soulignant que les infortunes de l'accusé « découlent d'un comportement choisi. »

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