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L’actualité qui a marqué le week-end

Radio-Canada

La Bolivie perd son président, l’Espagne garde son premier ministre et Don Cherry fait des siennes. Voici le résumé de l'actualité qui a marqué le week-end.


Evo Morales annonce sa démission

Gros plan du visage d'Evo Morales.

Evo Morales est dans la tourmente depuis qu'il a été réélu pour un quatrième mandat le 20 octobre dernier lors d'un scrutin jugé frauduleux par l'Organisation des États américains (OEA).

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Le chef d’État de la Bolivie Evo Morales a été poussé vers la sortie, dimanche, après une journée mouvementée qui avait commencé par la sortie d’un rapport dévastateur de l'Organisation des États américains (OEA) soulignant « des manipulations du système informatique de grande ampleur » dans le cadre de l’élection du 20 octobre. Ce scrutin avait permis à M. Morales d’espérer rester pour un quatrième mandat.

Face à ce rapport, le chef d'État bolivien a promis dimanche la tenue de nouvelles élections, sans toutefois arriver à calmer la rue. L'armée a demandé au président de démissionner afin de ramener le calme au pays.

En fin d’après-midi, Evo Morales s’est finalement rangé à cette idée, soulevant l’ire de Cuba, qui a évoqué un coup d’État de l’armée en Bolivie.


Un gouvernement minoritaire en Espagne

Pedro Sanchez va déposer son bulletin de vote.

Le premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, a voté dimanche dans la ville de Pozuelo de Alarcon, située à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Madrid.

Photo : AFP / Getty Images / OSCAR DEL POZO

Le socialiste Pedro Sanchez a remporté dimanche l’élection législative sans toutefois atteindre la majorité qui lui assurerait la stabilité nécessaire pour notamment sortir le pays de l’impasse avec la Catalogne qui revendique son indépendance.

À l’issue du scrutin, le Parti socialiste (PSOE) est même reparti avec quelques sièges de moins qu’avant l’élection.

Le principal gagnant de cette quatrième élection législative en quatre ans est le parti d’extrême droite Vox, qui a plus que doublé son nombre de sièges et est devenu la troisième force politique au pays.

L’Espagne devrait passer les vacances de Noël sans exécutif, puisque ni le bloc de gauche (PSOE, gauche radicale de Podemos) ni l’alliance des partis de droite (PP, VOX et les libéraux de Ciudadanos) n'atteint la majorité absolue de 176 sièges sur 350.


Le PQ gagne un président, mais pourrait perdre son nom

Dieudonné Ella Oyono fait un discours entouré de militants.

Le nouveau président du Parti québécois, Dieudonné Ella Oyono

Photo : Radio-Canada

À l’issue d’un congrès extraordinaire qui se tenait cette fin de semaine, le Parti québécois a un nouveau président, Dieudonné Ella Oyono, en remplacement de Gabrielle Lemieux.

M. Oyono a laissé entendre, sans plus de précision, que le nom et le logo de la formation politique pourraient changer.

Mais cette idée ne fait pas l'unanimité chez les députés, notamment chez le chef intérimaire du parti, Pascal Bérubé, qui ne pense pas que ça fasse partie des possibilités au cours des prochains mois.

M. Oyono a aussi indiqué que le parti étudierait la possibilité de permettre aux sympathisants – et pas uniquement aux membres – de voter pour élire le prochain chef en 2020.

Le parti a aussi profité du congrès pour décider de remettre l’indépendance au cœur de son action politique.


Don Cherry s'en prend aux immigrants

Don Cherry en veston sobre, arborant un coquelicot.

Le commentateur de hockey Don Cherry

Photo : Reuters / Chris Wattie

Cette fois, c’est à cause du coquelicot que le coloré analyste de hockey a suscité la controverse.

Lors du segment Coach’s Corner, M. Cherry a pris le micro pour souligner que, selon lui, peu d’immigrants, à Toronto, arborent un coquelicot en l'honneur des soldats canadiens morts au combat.

Vous aimez notre mode de vie, vous aimez notre lait et notre miel, au moins vous pouvez payer quelques dollars pour un coquelicot, ou quelque chose comme ça. Ces gars ont payé pour votre mode de vie que vous aimez au Canada, ils ont payé le prix fort

Don Cherry

Plusieurs personnalités publiques n’ont pas hésité à jeter les gants en saisissant leur cellulaire pour dénoncer ces paroles sur Twitter, dont la sénatrice indépendante de l’Alberta Paula Simons, le maire de Toronto John Tory.


La chute du mur de Berlin, 30 ans plus tard

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier, le président hongrois Janos Ader, le président polonais Andrzej Duda, la présidente slovaque Zuzana Caputova et le président tchèque Milos Zeman devant le mémorial du mur de Berlin.

Les dirigeants allemand, polonais, hongrois, slovaque et tchèque ont assisté à la cérémonie dans la Bernauer Strasse, où l’on peut encore voir l'une des dernières parties conservées du mur de Berlin.

Photo : Reuters / Fabrizio Bensch

L’Allemagne a célébré samedi le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Le journaliste Raymond Saint-Pierre, qui était sur place à l’époque, raconte comment l'autorisation de circuler, permise par les autorités, s’est rapidement transformée en raz-de-marée.

Lors des célébrations, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a déploré que de nouveaux murs [aient] été construits dans tout le pays : des murs de frustration, des murs de colère et de haine.

Il faisait notamment référence aux disparités économiques et sociales qui subsistent entre l’est et l’ouest du pays et les craintes quant à la résurgence de l’extrême droite.

Une certaine amertume partagée aussi dans certains pays de l’ex-bloc de l’Est comme la Roumanie, où plusieurs citoyens soulignent s’être fait confisquer leur révolution.


Bonne semaine!

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