•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une deuxième agression en moins de six mois à l’Hôpital Douglas

Plusieurs voitures de police stationnées devant le pavillon Burgess de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas.

L'Institut universitaire en santé mentale Douglas où un psychiatre, connu pour ses recherches sur la schizophrénie et le TDA, a été attaqué la semaine dernière.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Wagner

Davide Gentile
Daniel Boily

Un psychiatre de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas a été agressé par un patient mardi dernier. Il s’agit du deuxième incident grave en moins de six mois, malgré la mise en place d’un plan d’action préparé à la demande de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Le psychiatre a été attaqué la semaine dernière dans son bureau, mardi dernier, en après-midi, confirme le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Un patient l’a attaqué avec une chaise et le psychiatre a perdu conscience, explique l’agent Jean-Pierre Brabant, porte-parole pour le SPVM.

Le psychiatre, connu pour ses recherches sur la schizophrénie et le TDA, aurait été en mesure de donner sa version des faits aux policiers à leur arrivée. Le suspect est un homme de 25 ans qui aurait déjà été un patient du docteur.

Le CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal se dit dans l’impossibilité de commenter la situation afin de ne pas nuire à l’enquête actuellement en cours. Nous apportons toute notre collaboration aux autorités concernées.

Plusieurs sources qui travaillent à l’Hôpital Douglas se disent inquiètes du niveau de tension dans l’établissement depuis quelques années.

Agression en juin

Plus tôt en juin dernier, un préposé de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas a été attaqué par un patient.

L’employé de 63 ans a subi des blessures graves qui ont nécessité des semaines d’hospitalisation et de réhabilitation. Il n’est toujours pas retourné au travail. L’agression était survenue dans l’unité des soins intensifs de l’établissement, où les malades en état de crise sont accueillis.

À la suite de cet événement, la vice-présidente à la santé et à la sécurité au travail du syndicat des professionnelles en soins de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal de la FIQ, Elizabeth Rich, avait formulé quelques demandes à la direction de l’établissement, notamment l'installation de détecteurs de métal.

Au nombre des demandes, on retrouvait également celle de coder les patients susceptibles d’être agressifs afin de les transférer à l’Institut Philippe-Pinel.

Dans un échange de courriels récent, la CNESST se disait satisfaite des mesures déployées l’été dernier, car l’établissement a démontré leur prise en charge.

Deux plans d’action ont été présentés : un plan spécifique relié à l’événement d’origine et un plan d’action pour l’ensemble de l’établissement, afin d’éviter qu’un autre incident similaire se reproduise.

Le porte-parole de la CNESST ignorait vendredi l’existence du dernier incident connu impliquant le psychiatre de l'Hôpital Douglas.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Grand Montréal

Santé mentale