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Un cégépien veut sauver les Ateliers Saint-Louis

Charles Ruest devant les Ateliers Saint-Louis.

L'étudiant du Cégep de Rimouski Charles Ruest joint sa voix à d'autres citoyens de Rimouski pour sauver les Ateliers Saint-Louis.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Miriane Demers-Lemay

Alors que la Ville de Rimouski envisage de démolir les Ateliers Saint-Louis, un étudiant du Cégep de Rimouski milite pour la conservation de cet édifice emblématique.

Lorsqu’il n’est pas en cours au Cégep de Rimouski, l’étudiant en technologie de l’architecture Charles Ruest lorgne du côté des Ateliers Saint-Louis, un édifice patrimonial promis à la démolition.

Je pense que ça donnerait de la visibilité incroyable à la Ville de Rimouski de voir que des jeunes et des acteurs du milieu se sont levés pour la sauvegarde d’un édifice, surtout dans une période où plusieurs bâtiments patrimoniaux sont démolis au Québec, explique-t-il avec enthousiasme. Je pense que ce serait une lueur d’espoir et une fierté de se dire : "nous avons réussi à sauver ce bâtiment-là­".

Ça fait partie de notre héritage collectif.

Charles Ruest, étudiant en technologie de l'architecture
Le bâtiment des Ateliers Saint-Louis de Rimouski.

Les Ateliers Saint-Louis de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

La sauvegarde de la Maison Gauvreau, restaurée grâce à une mobilisation citoyenne après avoir été menacée de démolition pour l’agrandissement d’une station-service, fait figure d’exemple pour l’étudiant. Charles Ruest espère que le destin des Ateliers Saint-Louis suscitera le même engouement parmi la population.

Je trouve que c’est une magnifique opportunité, il y a beaucoup de jeunes qui se mobilisent pour le patrimoine, c’est de plus en plus médiatisé avec les réseaux sociaux, dit-il, en racontant que plusieurs de ses collègues du Cégep s’intéressent à cette cause.

Des générations de Rimouskois ont étudié au sein de l’édifice, qui hébergeait l’école des Frères du Sacré-Cœur. Il s’agit de l’un des rares édifices épargnés par l’incendie ayant ravagé la ville en 1950.

Le bâtiment presque centenaire est laissé à l’abandon depuis une douzaine d'années. Sa restauration est évaluée à plusieurs millions de dollars.

Dans son cartable rouge, Charles Ruest cumule les informations sur le dossier, des cartes du cœur institutionnel de Rimouski aux règlements municipaux sur le patrimoine bâti.

Ce qui est urgent, selon lui, c'est de recommencer à chauffer l'édifice afin de freiner sa dégradation. Plus le bâtiment se détériore, plus les dommages sont grands et plus les coûts à investir deviennent considérables, explique l’étudiant.

Le bâtiment des Ateliers Saint-Louis, anciennement l'école des Frères du Sacré-Cœur, dont on voit la dégradation.

Le bâtiment des Ateliers Saint-Louis, anciennement l'école des Frères du Sacré-Cœur, se dégrade.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Le département d'architecture du Cégep de Rimouski appuie l'étudiant et souligne la rigueur de sa démarche. De son côté, la Ville de Rimouski ne souhaite pas commenter le dossier pour l’instant.

Après avoir interpellé des élus, Charles Ruest s’attelle maintenant à mobiliser d’autres acteurs du milieu et à créer un comité, afin de tenter de sauver les Ateliers Saint-Louis.

J’ai développé un profond attachement envers le patrimoine qui nous reste. C’est important parce que c’est ce qu’on va léguer aux générations futures, dit-il. C’est notre histoire, c'est ce que nos ancêtres ont bâti.

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