•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les conducteurs de chien de sang veulent pouvoir utiliser une arme à feu

Depuis une dizaine d’années, Éric Gosselin et son chien, Dali, aident les chasseurs à trouver leur proie blessée et disparue en forêt.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Jean-François Deschênes
Mis à jour le 

Dans le cadre d’un projet pilote, 18 conducteurs de chien de sang avaient le droit d’utiliser cet automne une arme pour abréger les souffrances d’un animal, ce qui est normalement interdit. Il s'agit d'une étape importante pour l'Association des conducteurs de chien de sang du Québec qui veut améliorer les conditions de ses membres en forêt.

Le maître et son chien.

Un permis à des fins scientifiques, éducatives et de gestion de la faune a été délivré par le Ministère aux conducteurs de chien de sang qui participent au projet pilote.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Les règles pour être conducteur de chien de sang sont strictes.

Par exemple, une fois la bête retrouvée, le conducteur doit éloigner son chien de la scène.

C’est le chasseur qui met fin aux souffrances de l’animal, une démarche qui peut parfois être longue et douloureuse pour la bête.

Le projet pilote permet aux conducteurs d'abréger les souffrances de l’animal, mais seulement avec un outil tranchant et uniquement... la nuit.

Une façon de faire très dangereuse pour la présidente de l’Association, Chantal Bellemare. Des fois, quand tu le piques, il a une réaction instantanée. Le gibier se lève et part. Et quand il part vers nous, ben là, notre vie est en danger. On a notre chien et les chasseurs qui nous accompagnent.

Le maître montre au chien l'endroit où chercher.

Lors d'une recherche, Éric Gosselin estime le taux de succès de Dali à 72 %. C'est bien selon son maître, qui estime le taux normal à 50 %.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La sécurité, c'est une des raisons pour laquelle le regroupement veut que ses 130 membres puissent utiliser une arme à feu lors des recherches.

Mais d'abord, il faut modifier la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (LCMVF), souligne Mme Bellemare

Ce premier projet pilote-là est la première marche à monter pour avoir les meilleures conditions possibles pour faire nos recherches.

Est-ce qu’on pourrait partir de jour comme de nuit avec nos chiens, être armés pour pouvoir abréger la souffrance du gibier, se protéger et améliorer l’image de la chasse?

Chantal Bellemare, présidente de l'Association des conducteurs de chien de sang du Québec
Panneau Pourvoirie de la Seigneurie du lac Métis.

Éric Gosselin est gestionnaire de la Pourvoirie de la Seigneurie du lac Métis, un des territoires qui participe au projet.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Territoires où le projet pilote est mené

  • Réserve faunique de Rimouski
  • Réserve faunique de Matane
  • Réserve faunique Duchénier
  • Pourvoirie de la Seigneurie du Lac Métis
  • Pourvoirie Le Chasseur
  • Zec Bas-Saint-Laurent
  • Zec Jaro
  • Zec Saint-Romain
Éric Gosselin et son chien font une recherche.

Une recherche peut durer de quelques minutes à plusieurs heures en fonction de la blessure.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Éric Gosselin espère que la loi finira par être modifiée, ce qui faciliterait la façon de faire les recherches.L’objectif du projet pilote, c’est de documenter et d’améliorer les connaissances à ce niveau-là. C’est extrêmement pertinent.

Des conducteurs d’expérience, il commence à y en avoir partout au Québec et c’est une activité qui est relativement complexe.

Éric Gosselin, conducteur de chien de sang

L’Association et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs se rencontreront en 2020 pour voir quelle suite ils peuvent donner au projet pilote.

Le chien.

Dali est un Teckel à poil dur âgé de 11 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Ministère de la Faune

Dans un courriel, le Ministère explique qu’un projet de loi pour modifier la LCMVF pourrait être déposé, en fonction des résultats du projet pilote.

C’est dans une perspective éthique que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs entreprend cette démarche visant à minimiser les souffrances d’animaux trouvés blessés et à maximiser la récupération des gibiers, peut-on lire.

Le Ministère réserve ses commentaires pour la fin du projet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Chasse et pêche