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Nouveau nom et nouveau logo pour le PQ?

Le nouveau président du Parti québécois, Dieudonné Ella Oyono, entouré de Pascal Bérubé, et de la présidente de l'aile jeunesse du PQ, Frédérique St-Jean.

Dieudonné Ella Oyono est devenu le président du Parti québécois, à la suite de Gabrielle Lemieux.

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le nouveau président du Parti québécois (PQ), Dieudonné Ella Oyono, a laissé entendre au congrès extraordinaire de la formation, dimanche, que son logo et son nom pourraient changer. Mais cette idée ne fait pas l'unanimité.

M. Oyono, qui entre officiellement en poste dimanche, a donné peu de détails sur cette possibilité, mais a indiqué que des discussions auraient lieu à cet effet. Celle-ci ne susciterait toutefois pas le plus grand intérêt parmi les membres.

Je ne crois pas que ça fasse partie des possibilités au cours des prochains mois. Je pense que le nom, c’est essentiellement cosmétique.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé

Un peu plus de 50 ans après sa fondation, le PQ pourrait donc finalement contenter René Lévesque, qui n’aimait pas le nom du parti et critiquait son appropriation du mot « québécois ».

Toutefois, peu d'élus et de militants semblent ouverts à changer le nom du parti. Le député de Rimouski, Harold LeBel, un vieux routier de la formation, a pour sa part affirmé qu'il était catégoriquement opposé à radier le nom de Parti québécois.

Le Parti québécois, ça fait partie de notre histoire, ça porte un idéal de souveraineté, c'est clair pour tout le monde.

Harold LeBel, député de Rimouski

Un candidat pressenti à la direction du PQ, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, préférerait conserver le nom actuel, mais a ajouté que la décision appartient aux membres. Je n'ai pas senti que c'était un enjeu sur le plancher du congrès, on pourra revenir sur cette question dans des étapes ultérieures, a-t-il dit.

Un vote pour les sympathisants?

Lors de ce congrès extraordinaire, considéré comme un congrès de « refondation » au sein du parti, les militants ont aussi voté, samedi, pour que le PQ étudie la possibilité de permettre aux sympathisants de participer à la prochaine course à la direction, qui se tiendra en 2020. Pour le moment, seuls les membres peuvent élire le nouveau chef.

C’est quelque chose qui était déjà dans nos anciens statuts [une règle introduite par Jean-François Lisée, mais jamais mise en œuvre]. On l’a juste gardée. On va l’évaluer d’ici quelques mois, a mentionné M. Oyono.

Le comité de coordination du parti, qui est composé des présidents locaux, devrait ainsi décider début 2020 si le nouveau règlement sera mis en place et, si c’est le cas, de quelle façon sera encadrée la participation des sympathisants.

Ça pourrait se faire en signant une déclaration, en adhérant à nos valeurs. Évidemment, il y aurait un coût qui serait associé, a de son côté indiqué Pascal Bérubé.

Le chef intérimaire pense que cette nouvelle façon de faire pourrait créer de l’engouement [pour le PQ dans la population].

L’idée, bien qu’acceptée à la majorité, a cependant donné lieu à un débat entre jeunes et moins jeunes militants, les plus vieux y étant plus réfractaires.

Selon M. Bérubé, il est cependant faux de dire qu’il existe un important clivage entre l’ancienne et la nouvelle génération.

Moi, je ne sens pas ça. C’est-à-dire que tout le monde a travaillé à moderniser le parti. […] Lorsqu’on regarde les échanges sur le plancher, ça se passe très bien, indifféremment des provenances géographiques, des générations. Les gens ont envie que ça fonctionne.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé

M. Bérubé affirme qu’on trouve une ouverture d’esprit présentement au PQ.

Ce sera vraiment l’endroit pour militer dans les prochaines années. Il y a de l’espace pour se faire entendre, assure-t-il.

Pour sa part, la présidente du Comité national des jeunes du PQ, Frédérique St-Jean, se dit très, très satisfaite de la façon dont se déroule le congrès de refondation. L’événement a été organisé après avoir été réclamé par l'aile jeunesse du parti, qui souhaitait sa modernisation.

Un des gros problèmes au sein du Parti québécois, c’était la cohérence, c’était l’union, c’était la collégialité entre tous ses membres. Donc, on veut un parti plus uni. C’était un peu ça l’objectif. Là, on s’est tous unis derrière une vision, la déclaration de principes. Et ensuite, on va choisir le chef qui va le mieux la représenter.

Frédérique St-Jean, présidente du Comité national des jeunes du PQ

Changement de ton

Le congrès s'est poursuivi dimanche, avec une série de votes et l’adoption de cette nouvelle déclaration de principes, qui met notamment l’indépendance au cœur des priorités du parti. Nous allons relancer le désir et l'appui à l'égard du projet fondamental qui a donné naissance au Parti québécois et nous allons travailler à augmenter cet appui de façon significative sur tous les terrains, explique-t-il.

Peu de détails toutefois sur la marche à suivre, si ce n'est d'un « changement de ton » au parti que propose Pascal Bérubé, afin de mettre de l'avant « les raisons positives » qui militent en faveur de l'indépendance du Québec. « Nous voulons être souriant et positifs chaque fois que nous parlons aux Québécois, a détaillé M. Bérubé.

En après-midi, un hommage à la présidente sortante, Gabrielle Lemieux, a eu lieu, ainsi que l'allocution du nouveau président, Dieudonné Ella Oyono.

Nous demandons aux Québécois de nous juger non pas sur le passé, mais sur ce que nous sommes maintenant, aujourd'hui, sur ce que nous proposons pour demain, a conclu Pascal Bérubé en fin de congrès.

Avec les informations de La Presse canadienne

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