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Élan de solidarité contre l’expulsion d’une famille colombienne installée à Sherbrooke

Des familles tiennent des affiches.

Les Batalla-Charris ont été appuyés par de nombreux Sherbrookois qui revendiquent l’annulation de leur expulsion.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Katy Larouche

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Sherbrooke pour demander d’annuler l’expulsion de la famille Batalla-Charris, installée à Sherbrooke depuis cinq ans.

À moins d’une nouvelle directive d’Immigration Canada, les cinq membres de la famille devront quitter le pays le 27 novembre.

Les déboires de la famille au pays ont commencé lorsque leur demande d’asile a été refusée, notamment parce qu’Immigration Canada croit que la famille pourrait recevoir la protection de l'état espagnol, où ils ont vécu entre 2007 et 2015 avant de venir s'installer au Canada.

La famille qui est bien installée au Québec se tourne maintenant vers un processus de demande d’aide humanitaire pour pouvoir rester à Sherbrooke.

 « Une famille modèle »

Des membres de la communauté colombienne, des enseignants et des amis de la famille se sont rassemblés malgré la température froide qui enveloppait Sherbrooke samedi. Selon les participants à cette vigile, les Charris-Batalla sont bien intégrés au Québec. Toute la famille parle français et le couple travaille à Sherbrooke.

C’est vraiment une famille modèle et on serait triste de les voir partir, affirme Jenny Lopez, une amie de la famille.

C’est une famille établie, qui apporte économiquement à Sherbrooke, ajoute Maritza Acosta qui avait apporté avec elle une affiche sur laquelle on pouvait lire « Le Canada est notre foyer ».

Deux fillettes tiennent des affiches.

Des amis des la famille Batalla-Charris se sont rassembler pour tenter d'empêcher leur expulsion du pays.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Les trois enfants de la famille étaient aussi du rassemblement. L’enseignant Carl Fournier est venu soutenir l'une d'elle, Mia, à qui il enseigne à l’école Brébeuf. L’enseignant de cinquième année ne tarit pas d’éloges au sujet de cette élève qui est bien intégrée dans sa classe.

Elle parle super bien français, elle participe, elle est toujours prête à aider les autres, elle est serviable, elle est toujours enjouée, pour moi ce serait de perdre un gros morceau.

Carl Fournier, enseignant à l’école Brébeuf

Ça fait cinq ans qu’ils sont là, ils sont bien intégrés, on a besoin d’eux, souligne une manifestante qui rappelle que le contexte de pénurie de main d’oeuvre justifie la présence de la famille au pays.

L’élan de solidarité avait de quoi motiver la famille et les amis rassemblés devant le palais de justice.

Ça fait du bien d’être ici, d’être nourris par la solidarité des gens.

Jenny Lopez, amie de la famille

Rencontre avec la députée de Sherbrooke

La famille a été touchée par la mobilisation samedi. Malgré la date fatidique du 27 novembre qui approche, les Batalla-Charris ont toujours une lueur d’espoir.

La députée libérale de Sherbrooke, Élisabeth Brière a rencontré le père de la famille samedi, afin de voir comment elle pourrait les épauler dans leurs démarches.

La famille a présenté une demande de sursis de renvoi afin de repousser la date de l’expulsion. Ils espèrent néanmoins réussir à annuler cet avis d’expulsion et obtenir la résidence permanente au Canada.

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