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ADN : échantillons de crottes de chien pour responsabiliser des résidents de condos

Une personne ramasse une crotte de chien dans une cour arrière, on voit un chien flou.

La compagnie PooPrints dit que des condominiums ont déjà adopté leur solution en Ontario.

Photo : AFP / Kerkez

Anaïs Elboujdaïni

Les résidents de 291 logements en copropriétés à Burnaby, en Colombie-Britannique, devront fournir un échantillon des excréments de leur chien pour que le conseil d’habitation puisse déterminer lequel des animaux de compagnie a fait ses besoins sur la propriété, si la situation survient.

Tous les résidents de l’immeuble en copropriétés Affinity devront fournir un échantillon des selles de leur animal qui fera l’objet d’une analyse d’ADN au coût de 60 $.

La compagnie PooPrints, qui offre ce genre de service dans les immeubles locatifs depuis 2015, dit qu’il s’agit d’un premier pas en Colombie-Britannique pour les condominiums.

Déjà trois ensembles d’immeubles en copropriété ont décidé d’adopter le programme PooPrints en Colombie-Britannique. Deux autres sont en voie d’adopter cette solution préventive.

Une nouvelle dont se réjouit Gerry Bradamore, le président de la compagnie PooPrints Canada.

Le nombre de propriétaires de chiens a augmenté de 12 % depuis les deux dernières années au Canada, avance-t-il. Cette solution pourrait encourager plus d’immeubles locatifs ou de condominiums à accueillir les animaux, dit-il.

Il souligne que des animaux domestiques sont souvent abandonnés à la Société protectrice des animaux si leurs propriétaires ne peuvent pas trouver de logement favorable à leur présence.

Le directeur général de l’Association des propriétaires de condominiums de la Colombie-Britannique, Tony Gioventu, apporte néanmoins une nuance. Il note que cette exigence va peut-être au-delà des règlements prévus par la province.

J’espère que les condominiums qui ont adopté ce règlement ont consulté leurs propres avocats, dit-il. Je ne sais même pas s’ils peuvent obliger ou non les gens à obéir à ce type de règlement.

Selon les règlements de la province en matière de gestion d’immeuble en copropriétés, les associations de condo peuvent exiger que les animaux soient inscrits dans un registre du conseil de copropriété.

Or, selon Tony Gioventu, obliger les résidents de condominium à fournir l’ADN de leur chien pour ce type de registre pourrait même contrevenir à leur liberté individuelle.

Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique ne se prononce cependant pas sur l’affaire, car elle traite des cas individuels.

Garry Bradamore avance qu’il souhaite à terme travailler avec des municipalités pour offrir le même service.

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