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Beaucoup de sympathie pour Francine Ruel, en visite à Matane

Francine Ruel remet un livre dans les mains d'une lectrice après l'avoir autographié.

Francine Ruel a suscité un grand mouvement de sympathie avec son livre Anne et l'enfant-vieillard

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Radio-Canada

Plus de 110 personnes sont allées à la rencontre de l’autrice Francine Ruel samedi, à la bibliothèque municipale de Matane. Après sa conférence, il fallait se glisser dans une longue file pour obtenir un autographe.

Elle va à la rencontre du public pour parler de son livre intitulé Anna et l’enfant-vieillard, portant sur l’itinérance. Elle s’est inspirée de son expérience avec son propre fils souffrant de dépression. Il s'est retrouvé à vivre dans la rue après avoir vécu un grave traumatisme dont il ne s’est jamais remis.

Francine Ruel reçoit beaucoup de sympathie et des confidences. Elle constate que son livre et son apparition à l’émission Tout le monde en parle ont permis de libérer la parole et de briser le tabou de l’itinérance.

Elle pose avec son livre dans les mains.

L'autrice est en demande partout à la suite de la publication de son livre.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Une maladie, c’est plus socialement acceptable parce que ce n’est pas la faute des enfants, estime-t-elle. Quand des gens se retrouvent à la rue et qu’ils consomment, on dit qu’ils sont des paresseux, des quêteux, du monde qui ont pas de bon sens.

Personne ne parle de ça l’itinérance. On ne s’en vante pas. Je suis devant des gens qui ne parlaient pas. Comme moi d’ailleurs.

Francine Ruel, autrice

Pour Francine Ruel comme pour bien des parents ou proches d’une personne itinérante, le pire est de ne pas pouvoir aider la personne, de se sentir impuissant. Elle leur conseille de consulter un psychologue pour les aider à lâcher prise.

Il y a aussi des groupes de paroles. Il y a des gens qui nous disent “ redonnez-lui sa vie, reprenez la vôtre ”. Il faut que je fasse ça parce que je vais tomber moi aussi. Il faut comprendre qu’on peut nuire à notre enfant en voulant trop l’aider, explique-t-elle.

Pour Mme Ruel, la peine est toujours là, mais elle indique que le fait de s’efforcer de lâcher prise lui permet de moins vivre dans l’angoisse et la culpabilité.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Culture