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T.-N.-L. : le budget du conseil scolaire francophone « carrément insuffisant »

Portrait de Brian Lee.

Brian Lee, président du Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve-et-Labrador

Photo : Radio-Canada

Patrick Butler

Le Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve-et-Labrador (CSFP) ressent de plus en plus les conséquences des pressions budgétaires et des frais juridiques liés à la défense des droits linguistiques.

Notre budget est carrément insuffisant pour répondre à nos besoins, a indiqué le directeur général adjoint du CSFP, Peter Smith, lors d'une rencontre samedi du conseil d'administration de l'organisme.

M. Smith indique que le CSFP a de plus en plus de difficultés à payer pour l'entretien des édifices et les services en informatique.

On devrait avoir plus de ressources, mais on est vraiment limité. Le budget le montre, soutient-il.

Le CSFP a affiché un léger déficit de 26 000 $ en 2018-2019. La dette totale de l'organisme se chiffre maintenant à plus de 300 000 $.

Il y a deux ans, la province a réduit de 100 000 $ le financement qu'elle octroie au CSFP. Mais les états financiers du CSFP, présentés au public samedi lors de son assemblée générale, montrent qu'en 2019, l'organisme a payé plus de 190 000 $ pour des services professionnels, une augmentation de 38 % par rapport à l'année financière précédente.

Cette augmentation est due aux frais juridiques liés à la cause pour l'éducation en français en Colombie-Britannique. Le CSFP y a participé à titre d'intervenant.

Le CSFP soutient qu'il a la responsabilité de défendre les droits linguistiques des élèves francophones à Terre-Neuve-et-Labrador. Mais il ne reçoit aucun financement supplémentaire pour le faire.

On n'a pas de ligne de budget pour ça. Pour nos droits constitutionnels, on n'en aura pas non plus. Alors, il faut faire très attention à la façon dont nous dépensons de l'argent à ces fins, note le président du CSFP, Brian Lee.

Après plusieurs années déficitaires, Peter Smith se désole que ces efforts deviennent de plus en plus difficiles à financer.

On n'a plus de réserves supplémentaires en banque pour faire ces démarches, note M. Smith. C'est beaucoup plus serré maintenant.

Dépenses en déplacement élevées

Par ailleurs, le CSFP continue également à engager des dépenses importantes pour le recrutement des enseignants francophones à l'extérieur de la province. En 2019, il a payé près de 40 000 $ pour participer aux foires des carrières en éducation ailleurs au Canada et en Europe.

Au niveau du déplacement, on a trop dépensé, indique Brian Lee.

M. Lee remarque pourtant que le recrutement à l'extérieur de la province est nécessaire, surtout à cause du manque de programme de baccalauréat francophone en éducation à Terre-Neuve-et-Labrador.

Il fallait en chercher [des enseignants] ... on s'entend qu'on a eu des résultats, explique M. Lee, en soulignant qu'il n'y a qu'un poste à temps partiel vacant dans tout le CSFP.

Toujours en attente des travaux à l'École Notre-Dame-du-Cap

Les travaux n'ont pas encore commencé à l'école Notre-Dame-du-Cap, à Cap Saint-Georges. L'édifice de l'école a été subitement fermé en mars dernier pour des raisons de sécurité.

Selon le président du CSFP, Brian Lee, le ministre de l'Éducation et de la Petite Enfance a informé le CSFPque les rénovations devront commencer sous peu et que c'est réaliste d'exécuter les travaux pour fin juin 2020.

Les élèves commenceront donc l'année scolaire 2020-2021 dans l'ancien édifice de l'école.

L'école Notre-Dame-du-Cap.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'école Notre-Dame-du-Cap, à Cap Saint-Georges, fermée depuis mars dernier pour des problèmes structurels.

Photo : Rapport de Wood Environment and Infrastructure Solutions

Le CSFP attend également un financement du gouvernement provincial pour la construction d'un deuxième école et centre communautaire francophone permanent à Saint-Jean.

C'est un dossier qui est chaud, soutient Brian Lee, tout en précisant que le CFSP n'a aucune intention de faire de changements au projet de 56 millions de dollars proposé au gouvernement.

Le ministre des Transports et des Travaux publics, Steve Crocker, avait indiqué en juin dernier qu'il n'était pas convaincu que le projet tel que proposé par le CSFP était justifié.

Le CSFP n'a pas non plus de réponse du gouvernement par rapport à une demande de financement, déposée il y a deux ans, pour la rénovation du gymnase à l'école Boréale, à Happy Valley-Goose Bay.

Terre-Neuve-et-Labrador

Éducation