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Pourquoi les Winnipégois se préoccupent tant de ce que les autres pensent de leur ville?

Esplanade et pont routier de nuit, des gratte-ciel en arrière-plan.

Le pont piétonnier Esplanade Riel, l'un des emblèmes de Winnipeg (archives).

Photo : Dan Harper

Radio-Canada

La confession anonyme d’un joueur de hockey a causé tout un émoi cette semaine à Winnipeg. Le joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH) a mentionné au réseau ESPN trouver la ville sale et sentir le besoin de se nettoyer le visage après avoir marché à l’extérieur.

Les Winnipégois réagissent fortement aux différents commentaires émis au sujet de leur ville, tant positifs que négatifs.

La fierté est à son comble lorsque ce qui est dit est positif, par exemple lorsque le magazine National Geographic avance que Winnipeg est l’une des destinations à voir absolument.

À l’inverse, les commentaires négatifs irritent les résidents, comme lorsqu’un joueur des Sharks de San José se moque de la ville en se demandant si Winnipeg a le wi-fi.

Vegas s’y connait mieux que Winnipeg dans les casinos, mais Winnipeg s’y connait mieux en hiver que Vegas. C’est ce qui nous rend différents, intéressants.

Paul Jordan, chef exécutif à La Fourche

CBC a rencontré des Winnipégois bien implantés dans leur milieu afin de comprendre pourquoi les citoyens se préoccupent tant de ce que pensent les autres.

Pour Paul Jordan, chef à La Fourche, les gens de Winnipeg devraient arrêter de se comparer.

Il croit que la ville s’est démarquée par elle-même en étant isolée des autres grandes villes. Le chef souligne que Winnipeg s’est approprié l’hiver, entre autres avec le sentier de patinage.

Dyana Spiring de Développement économique Winnipeg pense que Winnipeg est un secret bien gardé.

Elle trouve excitant l’attention que reçoit la ville de magazines comme Vogue, National Geographic ou du New York Times.

L'illustratrice Winnipégoise, Alex Plante, croit quant à elle que les gens accordent de l’importance à la perception des autres parce que les aspects positifs de Winnipeg semblent souvent oubliés.

Nous avons plusieurs choses dont les gens peuvent facilement rire, dit Alex Plante. Je crois que ça augmente notre complexe d’infériorité. D’autant plus que beaucoup de résidents de grandes villes disent qu’ils n’ont pas envie de visiter Winnipeg. 

D'anciens maires se prononcent

Susan Thompson qui a été mairesse de la ville de 1992 à 1998 souligne que les critiques externes dérangent les résidents parce que nous travaillons fort pour nos accomplissements.

Un autre ancien maire, Glen Murray, a choisi de revenir vivre à Winnipeg après une carrière politique en Ontario par amour de l’endroit. Il précise toutefois que la ville a certains défauts qu’il ne faut pas ignorer.

Les touristes se promènent au centre-ville et voient les problèmes. Dans d’autres grandes villes, le centre-ville est animé, mentionne-t-il. Ici, des vitrines de magasins sont placardées, de grandes intersections sont inaccessibles aux piétons.

Avec les informations de Ian Froese, CBC

Manitoba

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