•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Festival Zéro Déchet de Montréal plus populaire que jamais

Le reportage de Michel Marsolais

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Radio-Canada

Le Festival, qui entend démocratiser le mode de vie et les initiatives zéro déchet, a débuté vendredi et se poursuit jusqu’à dimanche au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal.

Selon l’Association québécoise Zéro Déchet, cet événement s’adresse autant aux néophytes qu’aux initiés.

Devant le succès des deux précédentes éditions, les organisateurs ont décidé de prolonger le Festival d'une journée. L'an dernier, la capacité d'accueil des lieux avait été doublée.

Une cuisine avec des objets réutilisables

Des objets réutilisables étaient présentés au Festival Zéro Déchet de Montréal.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

On pense souvent que le petit geste n’a pas d’importance, mais si on est plusieurs à le faire, les gouvernements n’auront pas le choix de voir cette mobilisation de la population et d’agir en conséquence, estime la comédienne Ève Landry, qui est porte-parole du Festival cette année.

C'est moins d’organisation que ce qu’on pense.

Ève Landry, porte-parole du Festival Zéro Déchet

Elle utilise par exemple des serviettes réutilisables pour réduire son utilisation de papier de toilette. Je fais toujours le marché en vrac, ajoute-t-elle.

Les articles de remplacement des produits jetables sont en vente au Festival, où l'on retrouve une quarantaine de commerçants.

Quand tu arrives ici, c'est que tu as besoin d'outils. Donc je pense que le coeur du festival, c'est d'outiller les gens, dit-elle.

Plusieurs des objets jetables faciles à changer se trouvent dans la cuisine, explique la bénévole Anna Maria Monteiro en parlant des filtres en papier de la cafetière.

Économiquement, vous faites de l'argent parce que vous allez économiser. Au lieu d'acheter un produit que vous utilisez et que vous jetez, vous avez un produit qui dure longtemps. Et c'est un produit en tissu donc moins de déchets, moins de pollution, dit-elle.

Sur un fond bleu, Ève Landry dépose une boîte de jus dans une boîte à lunch animée.

Ève Landry propose cinq trucs faciles pour préparer un lunch zéro déchet dans la websérie 5 trucs pour la planète.

Photo : Les Affranchis

Plusieurs conférences et panels sont organisés tout au long de la fin de semaine pour inspirer la population à passer à l’action. Les festivaliers peuvent aussi participer à divers ateliers pour apprendre, par exemple, à fabriquer leur shampoing solide ou leurs produits ménagers.

Mélissa de La Fontaine, auteure du récent ouvrage Tendre vers le zéro déchet, fait partie des conférencières. Elle assure qu'il est possible de changer progressivement ses habitudes de consommation, notamment en achetant des articles d'occasion.

Selon elle, les consommatrices et consommateurs qui souhaitent adopter un mode de vie zéro déchet doivent comprendre que la perfection n’existe pas.

Le but, c’est d’essayer de réduire au maximum ce qu’on peut réduire, explique-t-elle.

Grand Montréal

Consommation