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Accès à un médecin de famille : un fragile équilibre pour les Estriens

Les bras d'un médecin et de sa patiente discutant, assis à un bureau.

86 % des Estriens ont maintenant accès à un médecin de famille comparativement à 77 % en 2014.

Photo : iStock

Radio-Canada

Même si près de 86 % des Estriens ont maintenant accès à un médecin de famille, comparativement à 77 % en 2014, l'équilibre demeure fragile selon la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.

Selon la Fédération, les médecins sont fatigués et surchargés. Les jeunes sont de moins en moins intéressés à la pratique de la médecine familiale et les départs à la retraite sont de plus en plus fréquents.

On a malheureusement créé un climat qui n’était pas propice à accueillir les médecins, on leur a dit : ''vous allez travailler où on veut, le nombre d’heures qu’on veut et vous allez voir le nombre de patients qu’on veut'' [...] tout ça combiné ensemble a fait que les étudiants ont recommencé malheureusement à se tourner vers d’autres spécialités que la médecine familiale, s’est désolé le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Louis Godin.

Le défi sera donc de rendre plus attrayante la pratique de la médecine de famille. Il faudrait 250 nouveaux médecins omnipraticiens de plus par année au Québec.

Entre 2015 et 2019, au-dessus de 200 postes sont demeurés vacants dans nos facultés de médecine pour former nos médecins de famille et c’est là la grande problématique, a renchéri Louis Godin.

Une meilleure répartition pour éviter une crise

D’après le président de l'Association des médecins omnipraticiens de l'Estrie, le docteur Alain Demers, il faut revoir le calcul de la répartition des médecins à travers la province.

Selon le professionnel, l'Estrie représente 6 % de la population du Québec et ne retient que 2 % des finissants en médecine. On aimerait revoir, refaire des calculs sur la façon d’attribuer des nouveaux finissants, a expliqué Alain Demers.

Indéniablement on va avoir une crise en Estrie dans les deux prochaines années s’il n’y a pas de correctifs qui sont apportés.

Alain Demers, président de l'Association des médecins omnipraticiens de l'Estrie

En 2019, il y a 1000 médecins omnipraticiens de moins que de médecins spécialistes alors que ce chiffre était à égalité en l’an 2000.

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