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Des hôtes Airbnb jugent les nouveaux règlements de la Ville trop rigides

Le nouveau règlement empêchera les propriétaires de louer des immeubles de placement.

Deux personnes, rue Queen, devant les locaux de Radio-Canada.

Matthew Ridgeway (à gauche) et James McKimm (à droite), tous les deux hôtes Airbnb, croient que le nouveau règlement de la Ville est trop rigide.

Photo : Radio-Canada / Darren Major

Radio-Canada

À Ottawa, des hôtes jugent la restriction des locations d’Airbnb aux résidences principales trop sévère, et s'inquiètent du fait que les propriétaires soient les boucs émissaires pour des problèmes dont ils ne sont pas responsables.

Avec ce projet de règlement, la Ville d’Ottawa souhaite restreindre la location d’Airbnb et d’autres locations à court terme de propriétés aux résidences principales. Le projet exige que toute personne qui souhaiterait louer un logement par le biais de la plateforme Airbnb — ou une plateforme similaire — soit une personne physique qui peut fournir la preuve qu'il s'agit de sa résidence principale et non d'un placement immobilier. Un bail ou un acte notarié peut faire office de preuve.

Les locataires devraient également demander un permis de location à court terme pour un coût de 100 $. Celui-ci pourrait par la suite être révoqué en cas de comportements inappropriés.

Perte de cohésion?

Hôte Airbnb, James McKimm a expliqué à l'émission Ottawa Morning, de CBC, que les règlements proposés étaient un peu rigides.

Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, juge que la Ville doit mettre en place ce règlement parce que les hôtes ne voient pas le côté négatif de ce qu'ils font.

La cohésion du quartier s'effondre lorsque vous en avez trop [de locations Airbnb], déplore M. Fleury. Les voisins se connaissent, se parlent et travaillent ensemble en tant que communauté.

Mais M. McKimm trouve que ce n'est pas juste pour la plupart des hôtes Airbnb. Il loue la maison où il vivait avec son partenaire avant d'emménager dans une maison plus grande parce que leur famille s'agrandissait. Son partenaire et lui habitent toujours dans le quartier et prévoient de retourner dans leur maison d'origine une fois à la retraite.

Il se défend de ne pas participer à la vie de son quartier, soutenant qu'il voit ses voisins tout le temps.

Des hôtes perçus comme le « Bonhomme Sept Heures »

Matthew Ridgeway, qui jusqu'à récemment louait son appartement sur Airbnb, croit que les hôtes souffrent d'une mauvaise presse.

On est presque comme le Bonhomme Sept Heures, dit-il tout en ajoutant qu'il n'a jamais eu de plaintes de ses voisins.

Je pense que la plupart des hôtes Airbnb sont tout à fait responsables, poursuit-il.

M. McKimm se félicite toutefois du fait que la Ville surveille la situation de près.

Il y a des problèmes qui se sont produits. Je me sens très mal pour les personnes qui vivent à côté de logements loués qui sont très mal gérés, a-t-il déclaré. [Mais nous devrions plutôt] trouver un terrain d'entente.

Avec les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique municipale