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Famille décimée à Lachine : un article de fumeur serait à l'origine de l'incendie

Le reportage de Marie-Eve Cousineau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un incendie ayant éclaté vendredi soir dans un immeuble de logements rue Duff Court, près de l'intersection avec la rue Esther-Blondin, dans l'arrondissement de Lachine, a tué une femme de 40 ans et sa fille de 8 ans, en plus de blesser trois autres enfants de la famille, précise le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Un article de fumeur pourrait être à l'origine du drame, selon l'agent Jean-Pierre Brabant, porte-parole du SPVM. Pour le moment, la première hypothèse envisagée par les enquêteurs serait qu'un article de fumeur serait à l'origine de l'incendie, mais le tout reste à confirmer, a-t-il expliqué.

Les flammes ont pris naissance vers 23 h, vendredi, dans un appartement situé au deuxième étage d'un immeuble qui compte 51 logements. Bien que d'une intensité assez forte, l'incendie ne s'est pas propagé dans les 50 autres logements.

Tout l'immeuble a été évacué.

Quand les pompiers ont réussi à entrer dans le logement, ils ont sorti cinq personnes. Malheureusement, deux de ces personnes sont décédées. Malgré nos manoeuvres de réanimation avec des paramédics d'Urgences-santé, leur décès a été constaté sur place, a raconté Matthew Griffith, chef de section à la prévention au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), quelques heures après le drame.

Outre les deux victimes, trois autres enfants ont été hospitalisés, dont une fillette de 5 ans qui est toujours dans un état critique. Deux garçons, âgés de 13 ans, ont aussi subi des blessures, mais leur vie n'est pas en danger. Ils ont sauté d'un balcon du deuxième étage pour s'échapper des flammes, a mentionné Jean-Pierre Brabant.

Le dossier a été transféré au SPVM pour qu'une enquête soit menée.

Vaste intervention

L'incendie a nécessité l'intervention de 70 pompiers. Le protocole du programme d'aide aux employés a été enclenché pour offrir le soutien nécessaire aux pompiers, particulièrement pour la première unité qui s'est présentée sur les lieux de l'incendie, auprès des jeunes victimes.

Déjà cette nuit, à leur retour à la caserne, il y avait des représentants de notre programme d'aide aux employés qui les attendaient. On va offrir tout le soutien nécessaire à nos employés, a souligné M. Griffith.

L'enquête a été transférée aux enquêteurs de la Section des incendies criminels [SIC] du SPVM, puisqu'il s'agit d'un incendie mortel, a précisé l'agente Véronique Comtois au cours de la nuit. Ceux-ci avaient déjà entamé leur travail avec les techniciens en identité judiciaire, ce qui les a conduits à la thèse qu'un article de fumeur serait en cause. L'enquête devra toutefois le confirmer hors de tout doute.

Il y avait un avertisseur de fumée dans le logement, selon M. Griffith.

Est-ce qu'il était fonctionnel ou non, c'est difficile à déterminer présentement, en raison de l'intensité des flammes et de la chaleur à l'arrivée des pompiers.

Un important périmètre de sécurité a été mis en place dans le secteur. Les locataires pourront réintégrer leur logement lorsque les enquêteurs auront terminé leur travail sur place, puisque les dommages sont limités au logement des victimes et à l'appartement en dessous.

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

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