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La communauté rwandaise se mobilise après le meurtre d'un garçon de 15 ans à Saskatoon

Plan serré du visage de Gilbert Kagabo et de Cowrin Thiessen.

Corwin Thiessen, à droite, a rencontré Gilbert Kagabo à travers un groupe appelé Youth For Christ.

Photo : Facebook : @corwinthiessen

Radio-Canada

La communauté rwandaise de Saskatoon se mobilise autour de la famille de Gilbert Kagabo, un garçon de 15 ans tué par balle au début du mois de novembre. Il s’agit du 15e homicide de l’année à Saskatoon.

Marcel Mutarugera, un ami proche de la famille de la victime, a souligné l’élan de solidarité de la communauté rwandaise qui tente de son mieux de soutenir et de réconforter les proches de Gilbert Kagabo.

Nous nous rassemblons tous les soirs pour réconforter la famille. C’est triste d’apprendre le décès d’un proche qui n’était pas malade et qui n’avait aucun problème dans sa vie. Nous sommes à la fois tristes et choqués, a déclaré M. Mutarugera.

Plan serré de Marcel Mutarugera debout à l'extérieur d'un édifice avec en avant-plan des micros dont les propriétaires sont hors champ.

Marcel Mutarugera s'est adressé aux médias après la comparution des trois accusés devant la Cour provinciale de Saskatoon.

Photo : Don Somers/CBC

De son côté, le directeur général de la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan, Fulgence Ndagijimana, a lui aussi tenu à souligner l’apport de la communauté rwandaise envers la famille du défunt.

Nous sommes sous le choc. Face à cette tragédie, la seule arme qu'a la communauté est d'être ensemble et de se consoler.

Fulgence Ndagijimana, directeur général, Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan

Un père sous le choc

La vie de Gilbert Kagabo a été écourtée le 2 novembre dernier. Il est entré en titubant dans le vestibule d'une succursale Credit Union réservée aux guichets automatiques située sur la même rue où vit la famille. L’étudiant de l’École Holy Cross s’est alors effondré. Les premiers répondants ont tenté de ranimer le garçon, mais sans succès. Une autopsie a confirmé qu'il est mort des suites d’une blessure par balle.

Son père, Nepomuscene Karangwa, montre une photo de sa famille sur le mur de sa maison de l'avenue Arlington. Il pointe vers un jeune homme portant des lunettes et un veston. Il s’agit d’une photo de son fils.

Le jeune homme semble heureux sur la photo. Avec un grand sourire et entouré de sa famille, l’adolescent de 15 ans semblait promis à un bel avenir.

Gilbert était un bon garçon, a dit le père par l'intermédiaire d'un traducteur. C'était un jeune homme tranquille. Il allait à l'école tous les jours et le dimanche, il allait à l'église. C'était un enfant intelligent et il respectait sa famille.

Plan serré de Nepomuscene Karangwa devant un mur où sont accrochées des photos de la famille.

Nepomuscene Karangwa dit que sa famille se souvient de leur fils Gilbert Kagabo comme d'un enfant amical qui respectait sa famille.

Photo : Don Somers/CBC

Trois adolescents sont accusés de meurtre au deuxième degré en lien avec la mort de Gilbert Kagabo. L'un d’eux est également accusé de possession d'arme à feu et d'avoir omis de se conformer à ses conditions de probation. Ils ont tous les trois comparu devant la Cour provinciale de Saskatoon jeudi.

Le Service de police de Saskatoon a indiqué que des perquisitions ont été exécutées dans les résidences des trois accusés. Les policiers ont saisi plusieurs preuves en lien avec le meurtre. La police ne croit pas qu’il s'agisse d'un incident isolé.

Les funérailles de Gilbert Kagabo auront lieu samedi à 11 h 30 à l’église Faith Lutheran sur l’avenue Preston à Saskatoon.

Avec les informations de CBC et Omayra Issa

Saskatchewan

Crimes et délits