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Manque de policiers : les étudiants fortement courtisés par les services de police

Des recrues devant un kiosque.

La police de Gatineau avait un kiosque à la journée portes ouvertes à Nicolet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les étudiants de 3e année en techniques policières étaient invités à une journée portes ouvertes vendredi à l’École nationale de police du Québec, à Nicolet, où une véritable opération séduction les attendait.

Il y a un manque criant de policiers : 800 postes sont à pourvoir dans la province.

Vendredi, les différents corps de police espéraient donc convaincre les étudiants de joindre leurs rangs, avant même qu'ils n'entament leur formation à l'École nationale de police du Québec (ENPQ).

Cette journée portes ouvertes pour les étudiants de 3e année a lieu depuis une vingtaine d’années et cette fois-ci, il y avait un nombre record de kiosques de corps policiers, signe que les choses ont changé, parce qu'il n'y a pas si longtemps, il était difficile d'obtenir un poste de policier au Québec.

Des policiers qui parlent à des étudiants à l'École nationale de police du Québec.

Il y avait cette année un nombre record de kiosques de services de police à la journée portes ouvertes de l'ENPQ pour les étudiants en techniques policières.

Photo : Radio-Canada

Des représentants de services de police municipaux comme ceux de Trois-Rivières, de Mercier et de Laval étaient sur place. La Police provinciale de l’Ontario (PPO), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et même le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) étaient aussi présents.

La Sûreté du Québec (SQ) avait également un kiosque à Nicolet. Sur les quelque 800 postes à pourvoir dans la province, 484 le sont dans la SQ.

Le défi de former assez de policiers

Pour l’instant, l’École nationale de police du Québec arrive à répondre à la demande, mais elle craint de ne plus pouvoir y parvenir dans un avenir rapproché, car les inscriptions dans les cégeps sont en baisse.

L’ENPQ tente de mettre des solutions en place.

On travaille fort pour permettre, par exemple, des reprises d'examen plus tôt, selon de nouvelles normes. On conserve nos standards, c'est extrêmement important, mais on modifie notre logistique pour permettre d'avoir plus d'étudiants en cours d'année qui arrivent à l'école, explique le directeur des affaires institutionnelles et des communications, Pierre Saint-Antoine.

Pierre Saint-Antoine dans le gymnase où sont les kiosques, au micro de Radio-Canada.

Le directeur des affaires institutionnelles de l'ENPQ, Pierre Saint-Antoine, soutient que l'établissement aimerait former plus de policiers.

Photo : Radio-Canada

Il affirme aussi que l’École est en discussion avec les collèges et le ministère de l'Éducation pour diminuer le contingentement afin d'accueillir plus d’étudiants.

Il est possible, aussi, pour les collèges, de faire un programme en deux ans plutôt que trois ans, ce qui va nous faire arriver des gens plus rapidement à l'école, ajoute Pierre Saint-Antoine.

Selon lui, ces mesures seraient suffisantes pour former un peu plus de policiers, juste assez pour répondre à la demande.

Mauricie et Centre du Québec

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