•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Faillite de l'entreprise d’élevage de pétoncles Culti-Mer

Dans un zodiac, sur l'eau, un homme ouvre un pétoncle avec un couteau.

L'ouverture d'un pétoncle frais (archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Joane Bérubé

Le syndic de faillite Lemieux Nolet a mis en vente les actifs de l’entreprise d’élevage de pétoncles Culti-Mer des Îles-de-la-Madeleine.

L’entreprise, fondée en 2006, a déposé son bilan, il y a un mois. Culti-Mer laisse 500 000 $ de dettes, dont la majorité, 300 000 $, est détenue par des créanciers garantis comme Investissement Québec ou la Société de développement de l’industrie maricole (SODIM).

Le syndic recevra les soumissions pour l'achat des équipements et du bâtiment d'ici le 29 novembre prochain.

Le propriétaire de l’entreprise, Sylvain Vigneau, n’a pas désiré commenter la fermeture de Culti-Mer qui avait cessé sa production depuis plus d’un an.

À la SODIM, qui détient une créance, la directrice Mélanie Guérette n’a pas non plus voulu se prononcer sur les déboires de Culti-Mer.

Un secteur en restructuration

Toutefois, Mme Guérette rappelle qu’il s’agit d’une industrie jeune qui a besoin d’être soutenue financièrement, d’autant plus, précise-t-elle, que la production dans le domaine des pétoncles prend environ sept ans. C’est long à assumer cette durée sans avoir de revenus considérant tous les facteurs externes qui peuvent venir diminuer la production, c’est vraiment des conditions difficiles , fait valoir Mme Guerette. La prédation ou les glaces peuvent facilement fragiliser une entreprise.

Une main gantée tient un pétoncle dans sa coquille juste après que le coquillage ait été pêché.

Un pétoncle dans sa coquille, après la pêche

Photo : Productions 350° inc.

Malgré les difficultés, certaines entreprises comme les Moules du large ont réussi à se faire valoir auprès des consommateurs.

Mais la partie n’est pas facile. La mise en marché est toujours un écueil puisqu’elle repose essentiellement sur les petites entreprises de mariculture, souligne Mme Guérette.

Le marché est là, souligne-t-elle, mais les chemins pour se rendre jusqu’aux consommateurs sont encore à peaufiner.

La commercialisation ne fait pas partie des mandats de la SODIM qui a recentré son rôle sur le soutien financier des entreprises.

Après une pause de plus de trois ans, la SODIM est à nouveau active et doit présenter sous peu son plan de développement à ses membres. C‘est vraiment un secteur de développement pour nos régions, rappelle Mme Guérette. Le potentiel est important, il faut le regarder et soutenir les entités qui sont là pour qu’elles y arrivent. Les entreprises ont besoin d’aide, tant avec leur regroupement, qu’avec nous et le soutien financier qu’on peut leur offrir.

Dans sa stratégie de développement des produits de la mer, annoncé en 2018, Québec a mis de l'avant une série de mesures pour soutenir l'aquaculture.

Depuis sa création, la SODIM a investi 11 millions dans 125 projets.

La moule d'élevage peut prendre plus de quatre ans à atteindre la taille désirée par les consommateurs.

La moule d'élevage peut prendre plus de quatre ans à atteindre la taille désirée par les consommateurs.

Photo : Bernard Laroche

Présentement, l’organisme détient un peu moins de trois millions de dollars d’actifs dans différentes entreprises.

L’organisme veut hausser ce chiffre à 5 millions de dollars afin de répondre aux objectifs de Québec qui souhaite doubler le volume de biomasse en production maricole d’ici 2025.

Le Québec compte moins d'une vingtaine d'entreprises maricoles qui produisent des algues, des moules bleues, des pétoncles, des oursins et des huîtres.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Affaires