•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

14 employés d’une unité psychiatrique à Dartmouth licenciés pour être remplacés

Le bâtiment de l'hôpital de la Nouvelle-Écosse, vu de l'extérieur

Emerald Hall est une unité psychiatrique de neuf lits à l'hôpital de la Nouvelle-Écosse, situé à Dartmouth.

Photo : Radio-Canada / Steve Lawrence

Radio-Canada

Une unité psychiatrique de l’hôpital de la Nouvelle-Écosse à Dartmouth se sépare de près de la moitié de son personnel.

Onze agents en travail social et trois infirmières auxiliaires autorisées perdront leur emploi à Emerald Hall au début du mois de janvier.

Rachel Boehm dans son bureau.

Rachel Boehm est la directrice de la santé mentale et des toxicomanies pour la zone centrale de la régie de la santé de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Steve Lawrence

Ces licenciements font partie d’un nouveau plan de réinsertion des patients dans la communauté, explique la directrice de la santé mentale et des toxicomanies pour la zone centrale de la régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, Rachel Boehm.

Il y a beaucoup de nouvelles recherches sur les façons d’intervenir pour aider les patients aux prises avec des problèmes graves à se rétablir pour qu’ils retournent vivre dans la collectivité et qu’ils passent moins de temps à l’hôpital, ajoute-t-elle.

Les employés travaillent dans une unité de neuf lits auprès de patients vivant avec un handicap intellectuel ou un trouble de santé mentale.

Les patients de l’unité ont des besoins exigeants et certains d’entre eux ne peuvent pas parler, affirme Mme Boehm.

Une fois arrivés à l’hôpital, plusieurs patients arrivent difficilement à en sortir parce qu’ils présentent des comportements à risque. Un retour en centre d’accueil ou dans leur famille n'est pas toujours envisageable, ajoute Mme Boehm.

Une récente décision de la commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse a conclu que le gouvernement provincial a fait preuve de discrimination à l’égard de trois personnes ayant des déficiences intellectuelles et physiques. Certaines de ces personnes ont été institutionnalisées pendant des années dans le quartier fermé d'Emerald Hall parce qu'il n'y avait aucun endroit approprié dans la collectivité pour les loger ou les soutenir.

Les agents en travail social seront remplacés par des intervenants en santé mentale qui ont reçu une formation du collège communautaire de la Nouvelle-Écosse.

À l’heure actuelle, Emerald Hall compte onze travailleurs sociaux, trois infirmières auxiliaires autorisées, huit infirmières autorisées, deux intervenants en santé mentale et six autres membres du personnel.

Après les changements de personnel, il y aura dix-huit intervenants en santé mentale, treize infirmières autorisées et six autres employés.

Des licenciementsnon justifiés, dit le syndicat

Jason MacLean debout dans un espace qui semble être son lieu de travail.

Jason MacLean est président du syndicat provincial des employés et employés généraux du secteur public de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Paul Poirier

Le représentant syndical, Jason MacLean, déplore la décision de la direction. Il avance qu'il n'y a pas beaucoup de différence entre les fonctions des intervenants en santé mentale et celles des agents en travail social.

Selon lui, seule la détention d'un diplôme différencie ces deux catégories d'employés, les agents en travail social n'étant pas tenus de posséder une formation particulière.

Selon M. MacLean, le syndicat estime que les travailleurs actuels, dont certains travaillent à Emerald Hall depuis des décennies, devraient se voir offrir la possibilité de suivre la formation requise au lieu d'être mis à la porte.

Ce que nous disons, c'est qu'il faut investir dans les employés actuels, a-t-il indiqué. Je suis sûr que nos membres seraient d'accord pour faire cette formation, parce qu'ils aiment leur travail.

Selon M. MacLean, l'une des principales différences entre les deux postes concerne la sécurité. Les intervenants peuvent par exemple intervenir si les patients deviennent violents.

Les employés touchés par le licenciement se verront offrir d'autres postes au sein de la régie de la santé, sous réserve de la convention collective. M. MacLean a toutefois indiqué que certains employés se voient offrir des postes moins bien rémunérés et qui sont situés dans d'autres régions de la province.

Le syndicat a déposé un grief au sujet des mises à pied, disant que l'employeur n'a pas suivi les procédures appropriées.

Mme Boehm a déclaré que la décision, qui est neutre en termes de coûts, n'a pas été facile à prendre.

Beaucoup ont travaillé au sein de l’unité pendant de nombreuses années et l'ont fait avec compassion et dévouement. Nous leur sommes très reconnaissants du temps qu'ils ont consacré à cette unité, a-t-elle exprimé.

Nouvelle-Écosse

Emploi