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Rimouski propose un autre site pour l'usine d'asphalte; Sintra rejette l'idée

Montagne de morceaux d'asphalte récupérés.

Résidus d'asphalte à la carrière du chemin de Lausanne (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les choses se bousculent au sujet du projet d'implantation d'une usine d'asphalte par la compagnie Sintra dans une carrière sur le Chemin de Lausanne à Rimouski.

Radio-Canada a appris que la Ville de Rimouski a proposé à l'entreprise Sintra d'établir son usine sur un autre site. La Ville a suggéré un terrain dans le parc industriel, mais la compagnie a rejeté l'idée. Toutefois, les échanges se poursuivent entre la Ville et Sintra.

Un camion lourd circule dans un chemin résidentiel.

Pour ceux qui vivent dans le secteur de la carrière, les activités industrielles et le va-et-vient des camions sont dérangeants. (archives)

Photo : Radio-Canada

Séance d'information pour le public

Afin de calmer la grogne suscitée par ce projet, la Ville a décidé de convoquer une séance d'information ouverte à toute la population rimouskoise.

Elle aura lieu mardi soir prochain dans un lieu qui reste à déterminer.

Outre des élus et des fonctionnaires de la Ville, des représentants de Transports Québec et du ministère de l'Environnement vont y prendre part.

La compagnie Sintra a été invitée à présenter son projet aux citoyens, mais elle n'a toujours pas confirmé sa participation.

Des citoyens sont assis dans la salle du conseil municipal de Rimouski, face au maire et aux conseillers municipaux.

Plus de 60 citoyens ont assisté à la séance du conseil municipal de Rimouski le lundi 4 novembre, pour dire leur mécontentement relativement au projet d'usine d'asphalte.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Transports Québec sera représenté par son directeur régional, Yves Berger.

Quelle est exactement la nature de nos travaux, comment on va procéder, qu'est-ce qu'on fait pour réduire [les nuisances] et pourquoi on fait ça de nuit. Ça, c'est le genre de rencontre qu'on peut faire avec les citoyens dans le cadre d'un chantier routier, a précisé Claire Pouliot, porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ).

L'autoroute 20 en chantier

Un chantier important prévu par le MTQ à Rimouski au cours de la prochaine année est le pavage d’un tronçon d’environ quatre kilomètres sur l’autoroute 20 entre la route 232 et la Montée industrielle et commerciale, selon Mme Pouliot.

Circulation automobile sur l'autoroute 20, à la hauteur de Rimouski.

Circulation automobile sur l'autoroute 20, à la hauteur de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada

L'appel d'offres en lien avec ces travaux n'est pas encore lancé, mais celui-ci va prévoir que les travaux devront être exécutés de nuit pour éviter de trop perturber la circulation dans le secteur. C'est la première fois que Transports Québec expose publiquement cette exigence.

L'appel d'offres sera lancé cet hiver afin que les travaux puissent s'amorcer au printemps 2020.

Autrement, Transports Québec assure que le ministère n'a jamais demandé à la compagnie Sintra d'établir une usine d'asphalte dans la carrière du Chemin de Lausanne.

Nous, ce qu'on fait, c'est des travaux routiers, des appels d'offres pour réaliser nos travaux, mais le ministère des Transports n'a pas son mot à dire dans les choix des entreprises privées.

Claire Pouliot, porte-parole du ministère des Transports du Québec

Le coût du projet est évalué entre 1 et 5 millions de dollars et le chantier devrait s’échelonner sur un mois.

Une plainte au Commissaire à l'intégrité

Par ailleurs, un résident du Chemin de Lausanne a déposé une plainte contre la Ville de Rimouski au bureau du Commissaire à l’intégrité municipale et aux enquêtes du ministère des Affaires municipales sur ce dossier.

Yvan Dubé reproche à la Ville d'avoir induit la population en erreur sur le lieu exact d'implantation de l'usine d'asphalte. Le maire de Rimouski, Marc Parent, a déjà reconnu avoir fait ce qu'il a appelé un lapsus à ce sujet.

Dans sa requête, le citoyen Dubé utilise un langage dur. Il parle du maire Parent comme d'un matamore qui veut faire adopter le projet. Il dit que les gens du secteur se sentent bafoués et traités comme des chiens dans un jeu de quilles.

Avec les informations de Denis Leduc

Bas-Saint-Laurent

Politique municipale