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L’immigration francophone en chantier aux T.N.-O.

Un petit drapeau bleu et blanc arborant les symboles d'un ours polaire et d'un logo représentant une moitié de fleur de lys et une moitié de flocon est planté sur une butte de neige. En arrière-plan, la ville de Yellowknife.

Un drapeau franco-ténois surplombe la ville de Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

En cette semaine nationale de l’immigration francophone, les associations francophones des Territoires du Nord-Ouest qui leur offrent des services perçoivent déjà les bienfaits qu'aura l’aboutissement de certains de leurs projets à Yellowknife.

Le centre des services intégrés, qui doit faciliter et centraliser l’offre de services pour nouveaux arrivants, ouvrira officiellement ses portes le 3 décembre.

La Fédération franco-ténoise et le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDETNO) se cherchent d’ailleurs un coordonnateur de projet qui sera responsable de la mise en place du centre ainsi que de la coordination de ses activités quotidiennes.

Selon la coordonnatrice du Réseau en immigration francophone des Territoires du Nord-Ouest, Annik Théberge, le centre servira surtout à mieux aider les nouveaux arrivants.

Un objectif que partage Aleksandar Kovacevic, l’agent en immigration, recrutement et employabilité au CDETNO qui croit que d’avoir tous les services sous le même toit facilitera l’intégration des nouveaux arrivants dans la communauté francophone.

« Moi [les immigrants que je sers] je les réfère toujours à la maison bleue [centre qui rassemble plusieurs associations francophones], mais ça ne veut pas dire que les personnes y vont nécessairement, explique-t-il. Je pense que l’ouverture de ce centre va vraiment aider. »

Même si le centre ne rassemblera au départ que les organismes francophones en immigration, l’objectif est aussi d'abriter les organismes anglophones pour que tous les services soient offerts sous le même toit, peu importe la langue.

Pour Isidore Guy Makaya, le coordonnateur du centre d'accueil francophone, en plus de simplifier le parcours d’établissement des nouveaux arrivants, un centre multilingue facilitera aussi le travail des intervenants de première ligne comme lui, qui doit parfois diriger des clients vers les organismes anglophones.

Un homme sourit à la caméra.

Isidore Guy Makaya est le coordonnateur du Centre d'accueil francophone.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Yellowknife, communauté accueillante 

En juin, Yellowknife a été désignée « communauté francophone accueillante » par Ottawa. Un titre qui vient avec du financement pour renforcer les services aux immigrants offerts par les organismes franco-ténois.

Un comité a depuis été créé afin d’en venir à un plan communautaire qui a été soumis au ministère de l’Immigration en fin septembre. Le document se veut une analyse des besoins et des atouts de la communauté ainsi qu’une liste des objectifs que les organismes aimeraient accomplir.

Le plan devra être révisé pour approbation par le gouvernement.

D’autres défis

Comme c’est le cas au Yukon, de nombreux clients des services d'accueil au territoire ont des visas temporaires et ont surtout besoin d’aide pour naviguer à travers le système de l’immigration.

Cependant, ces clients ne sont pas éligibles aux services d'établissement réservés aux résidents permanents.

Plan moyen d'Annik Théberge souriante.

Annik Théberge du Réseau en immigration francophone des T.N.-O. espère pouvoir combler des besoins en formation linguistique grâce au financement du fédéral.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Une situation qui se répand dans le Nord et qui force les organismes à faire preuve de flexibilité pour accueillir et servir tous les nouveaux arrivants qu’ils reçoivent, tout en respectant le mandat reçu de l’IRCC.

« L'IRCC est très bien au courant de la situation et on le répète souvent dans nos rencontres nationales, explique Annik Théberge, mais on ne peut rien faire avec [le financement qu’on reçoit]. »

Grand-Nord

Immigration