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Sudbury doit accueillir beaucoup plus de francophones, selon un rapport

Une cérémonie de citoyenneté du gouvernement canadien

Le Grand Sudbury devra accueillir 46 à 64% d'immigrants francophones d'ici 2026 si la ville veut maintenir la proportion actuelle de francophones dans la ville chiffrée à 28,2%.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Le Grand Sudbury devra augmenter considérablement son flux d’immigrants francophones pour lutter contre la décroissance démographique et maintenir sa proportion actuelle de francophones, révèle une étude de l'Institut des politiques du Nord (IPN) commandée par le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario (Réseau du Nord).

Le rapport conclut que d’ici 2026, Sudbury devra attirer 46 à 64 % d'immigrants francophones, afin de maintenir la proportion actuelle de francophones dans la ville, chiffrée à 28,2 %.

Toujours selon l’enquête de l'IPN, 32 à 35 % des futurs immigrants du Grand Sudbury devront parler français, si la ville veut maintenir le taux de personnes ayant une connaissance du français à 38,7 %, et ce, malgré une population francophone vieillissante.

Selon le dernier recensement, on a vu que le pourcentage de nouveaux arrivants francophones varie entre 10 et 20 %, ce qui est largement en deçà des cibles du rapport, prévient Thomas Mercier, coordonnateur du Réseau du Nord.

Si on n’atteint pas ces chiffres, on n’arrivera pas à inverser la courbe démographique décroissante des francophones à Sudbury.

Thomas Mercier, coordonnateur du Réseau du Nord

Les chiffres avancés par l’IPN sont aussi très loin de la cible d’immigration francophone nationale de 4,4 %, fait remarquer M. Mercier.

Selon lui, les cibles actuelles en matière d’immigration ne correspondent pas aux besoins des localités du Nord de l’Ontario, comme le Grand Sudbury, dont près du tiers de la population est francophone.

Maintenant qu’on a des chiffres plus intéressants et plus adaptés localement à nos besoins, on va pouvoir travailler avec l’ensemble des acteurs municipal, régional et fédéral pour faire en sorte que ça bouge, ajoute-t-il.

Thomas Mercier pose pour une photo.

Thomas Mercier, coordonnateur du Réseau du Nord.

Photo : Facebook / Carrefour francophone

Selon M. Mercier, les efforts de recrutement francophone doivent venir de la communauté et de tous les paliers de gouvernements.

Ces données seront entre autres utilisées dans le cadre du projet pilote sur l'immigration dans le Nord de l'Ontario.

On va s’assurer que parmi les familles de nouveaux arrivants qui vont arriver au cours des trois prochaines années grâce à ce projet-là, il y ait une proportion importante de francophones qui corresponde aux besoins identifiés par les données probantes de ce rapport, affirme M. Mercier.

Rencontre avec la communauté

Le Réseau du Nord tiendra une rencontre avec les acteurs en immigration francophone du Grand Sudbury afin d’adopter un plan stratégique sur l'immigration francophone sous peu.

D’une part, ceux-ci pourraient choisir d'augmenter le nombre d’immigrants connaissant le français, afin de répondre aux besoins économiques de la ville et pourvoir des emplois vacants.

La communauté pourrait aussi choisir de miser sur une stratégie identitaire ou culturelle, en augmentant les immigrants dont la langue maternelle ou la première langue officielle parlée est le français.

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