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Santé Canada approuve un produit d’une pharmaceutique de Québec

Le Dr Fernand Labrie, décédé en janvier, est l'ancien président de l'entreprise Endoceutics.

Le Dr Fernand Labrie, décédé en janvier, est le fondateur d'Endoceutics.

Photo : Radio-Canada

Félix Morrissette-Beaulieu

L’entreprise de Québec Endoceutics, qui fabrique l’Intrarosa, un médicament qui permet d’améliorer la santé vaginale, vient de recevoir l’autorisation de Santé Canada pour être commercialisée au pays.

Il s’agit d’une nouvelle importante pour l’entreprise lancée par le Dr Fernand Labrie, décédé en janvier.

C’est une grande étape. C’est un avis de conformité. Intrarosa peut maintenant être distribué et vendu au Canada, se réjouit le PDG d’Endoceutics, Dennis Turpin.

L’Intrarosa est déjà distribuée en Europe et aux États-Unis.

Très peu [de pharmaceutiques] au Canada ont réussi à développer à partir de zéro, faire les études cliniques et faire obtenir les approbations aux États-Unis, en Europe et au Canada, indique le PDG.

L’Intrarosa traite l’atrophie vulvo-vaginale à l'aide de Prasterone et s’adresse aux femmes post-ménopausées.

Indirectement, il peut y avoir des impacts sur la libido, mais l’objectif, c’est d’améliorer la santé vaginale précise M. Turpin.

Le médicament a également été au centre d'une dispute judiciaire, qui a forcé l'entreprise à verser à l'Université Laval et au CHU de Québec des redevances de 11,3 millions de dollars sur la vente d'Intrarosa.

Des installations à L’Ancienne-Lorrette

Endoceutics souhaite produire le médicament dans ses installations à L’Ancienne-Lorette.

Annoncé en grande pompe par le maire Émile Loranger et le Dr Fernand Labrie en 2017, le projet évalué entre 50 et 80 millions de dollars, devait à terme permettre la création de 1 000 emplois et représenter l'un des plus importants comptes de taxes pour la municipalité.

Le PDG demeure toutefois discret quant à l'avancement de ce projet, mais assure qu’il suit son cours.

Il y a une partie de la production pour la fabrication qui doit se faire à L’Ancienne-Lorette. Ce projet est toujours en voie d’être complété. C’est un projet de nature confidentielle. Étant donné de nos ententes de confidentialité, on demeure privé sur ce sujet-là, indique M. Turpin.

Avec l’annonce d’aujourd’hui, combiné avec l’augmentation du volume qui va se faire à travers le monde, ça amène de l’intérêt pour le projet, ajoute-t-il, sans plus de détails.

Endoceutics a une usine de production à Mont-Saint-Hilaire et y a fait d’importants investissements.

Environ 100 employés travaillent pour Endoceutics, selon le PDG et 80 % d'entre eux sont basés à Mont-Saint-Hilaire.

Selon l’entente entre la ville de L’Ancienne-Lorette et Endoceutics, dont Radio-Canada a obtenu copie, la phase un du projet doit être complétée d’ici décembre 2019 et la phase deux devrait être lancée peu après.

Le détail des phases, c’est une chose qu’on ne définit pas en tant que tel ici, répond M. Turpin.

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