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Le prix de l'excellence musicale

Le chef d'orchestre Jean-Michel Malouf dirige les musiciens lors d'un concert au Théâtre Banque Nationale.

Photo : Radio-Canada

Julie Larouche

Après plus de 40 ans de rayonnement, les défis sont nombreux pour l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, que ce soit en matière de recrutement ou d'achalandage.

L'orchestre régional compte 30 musiciens professionnels réguliers. Au cours des dernières décennies, la représentation régionale au sein de l'ensemble a considérablement diminué. Lors de la saison 1998-1999, les deux tiers des musiciens venaient d'ici. Dix ans plus tard, ils étaient à peine plus de la moitié. L'an dernier, c'était le tiers seulement.

Il n'y a pas assez de musiciens classiques professionnels dans la région. Pour notre concert d'ouverture, par exemple, nous avions besoin de 50 à 55 musiciens. Qu'est-ce que l'on doit faire à ce moment-là? Et bien il faut aller chercher des musiciens ailleurs, mais ce n'est pas unique au Saguenay-Lac-Saint-Jean, indique le chef et directeur artistique Jean-Michel Malouf.

Les musiciens de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean en concert.

L'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean lors d'un concert au Théâtre Banque Nationale.

Photo : Radio-Canada

Évidemment, cette situation fait gonfler la facture lors de chaque concert, entre autres en raison des frais de déplacement.

On est dans une situation où on s'est donné comme mission d'offrir aux gens de la région des concerts de niveau professionnel. Il y a des coûts liés à ça. Mais d'associer ça directement au fait qu’il y a beaucoup de musiciens qui ne sont pas de la région, je pense que c'est erroné comme raisonnement. C'est sûr que ça augmente les coûts. Si on dit que l'un de nos concerts coûte 40 000 $... Même si on faisait ça juste avec des musiciens d'ici, ça ne coûterait pas 5000 $. La différence ne serait pas si grande. C'est ça, présenter de la qualité, tient à préciser le chef d'orchestre.

Jean-Michel Malouf en entrevue.

Le chef d'orchestre Jean-Michel Malouf en entrevue.

Photo : Radio-Canada

Le développement de la relève constitue un important défi pour l'Orchestre, tout comme la conquête de nouveaux publics. Une baisse d'achalandage de 5 % a été enregistrée lors de la dernière saison.

On a cinq grands concerts par année, est-ce que l'on pourrait en faire huit? Je pense que oui. Ainsi on fidéliserait plus de monde et ce serait plus facile de remplir nos salles. On pourrait leur offrir une plus grande palette!, conclut Jean-Michel Malouf.

Saguenay–Lac-St-Jean

Musique classique