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Tous les yacks en fuite sont de retour à la ferme Bos G

Un yack devant une ferme et une balle de foin.

Les 60 yacks qui avaient pris la fuite le 1er juillet ont tous été retrouvés.

Photo : Avec l'autorisation de la ferme Bos G

Isabelle Larose

Les copropriétaires de la ferme Bos G de Saint-Elzéar peuvent maintenant pousser un soupir de soulagement. Ils ont réussi à retrouver vivants les 60 yacks qui s'étaient échappés de leur enclos au début de l'été.

Les éleveurs de yacks Guylaine Babin et Jean-Guy Duchesne ont mis la main sur la dernière bête fugitive jeudi.

Il aura donc fallu 130 jours de recherche pour rapatrier l’entièreté du troupeau qui avait pris la clé des champs le 1er juillet dernier, après avoir défoncé la clôture de l'enclos.

On respire un peu plus, lance Jean-Guy Duchesne, parce que ça faisait 4 mois qu’on était sur l’adrénaline. Les gens nous appelaient à toute heure du jour ou de la nuit pour signaler des observations de yack.

Ce n’était pas sain comme train de vie.

Jean-Guy Duchesne, copropriétaire de la ferme Bos G
Des yacks dans un champ bordé par la forêt.

Les 60 yacks qui composent le troupeau de la ferme Bos G s'étaient enfuis de leur enclos le 1er juillet.

Photo : Avec l'autorisation de la ferme Bos G

Les agriculteurs devaient assumer leur charge de travail quotidienne, en plus de procéder à des opérations de recherche complexes pour localiser leurs yacks.

Vivant, le troupeau a une valeur minimale de 120 000 $, mais ce montant peut facilement doubler si la viande des animaux est valorisée.

Des bénévoles et des chasseurs utiles

Depuis juillet, les copropriétaires ont pu compter sur l'aide de nombreux bénévoles pour localiser leurs animaux dans la nature et les capturer dans des endroits souvent difficilement accessibles et accidentés. Certains yacks ont été retrouvés à 45 kilomètres de la ferme.

Un yack tiré par une corde devant une remorque.

Certains yacks ont été récupérés grâce à une prise au lasso.

Photo : Avec l'autorisation de la ferme Bos G

En septembre dernier, alors qu’il restait quatre bêtes toujours en fuite, Jean-Guy Duchesne avait demandé l’aide de chasseurs qui s’apprêtaient à envahir la forêt gaspésienne.

Les chasseurs nous ont tenus au courant, rapporte M. Duchesne. Ils nous appelaient, ils ont été très respectueux. Grâce à eux, on savait exactement où les animaux étaient et c’était quoi leur trajet de migration.

Une retraite méritée à venir

Le couple, qui avait mis en vente son troupeau la veille de son évasion, entend profiter des mois hivernaux pour se reposer.

Quatre mois sur l’adrénaline, tu ne te remets pas de ça en une semaine.

Jean-Guy Duchesne, copropriétaire de la ferme Bos G

Ça fait quatre mois qu’on n’a plus de vie sociale, explique Jean-Guy Duchesne. On va prendre plus de temps pour nous.

Jean-Guy Duchesne est photographié devant son troupeau de yacks.

Jean-Guy Duchesne élève des yacks avec sa conjointe Guylaine Babin depuis 2003, à Saint-Elzéar.

Photo : Avec l'autorisation de la ferme Bos G

La couple a déjà vendu la moitié de son troupeau à une ferme de l’Estrie. D’autres acheteurs pour l’autre trentaine de yacks se sont finalement désistés en raison de l’incertitude liée à la cavale des bêtes.

S’il ne trouve pas d’autres personnes souhaitant acquérir ses animaux vivants, Jean-Guy Duchesne va écouler d’ici un an ses bêtes restantes sous forme de viande et de produits transformés, la principale source de revenus de la ferme depuis sa création en 2003.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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