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Pas de dommage psychologique pour Plamondon dit un psychiatre

Yves Colosse Plamondon, un homme aux cheveux blancs, regarde la caméra. Il porte une cravate rose et un complet noir.

Yves Colosse Plamondon au palais de justice de Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le psychiatre légiste, Joel Watts, conclut que Yves « Colosse » Plamondon n'a pas subi de dommage psychologique à la suite de son incarcération de 28 ans.

Le médecin spécialiste a été entendu dans le cadre des procédures judiciaires dans lesquelles Plamondon réclame 35 M$ au Procureur général du Québec pour avoir été emprisonné pendant presque 30 ans avant que les accusations qui lui ont valu sa peine ne soient retirées.

Le Dr. Watts, qui témoignait à la demande du Procureur général, a rencontré Yves Plamondon en décembre 2016 pour réaliser une expertise psychiatrique sur l'homme qui était âgé de 66 ans à l'époque.

En plus des rencontres qui se sont déroulées sur deux jours, le psychiatre a analysé l'expertise d'une psychologue et une partie du dossier carcéral de Plamondon.

Historique légale

Amené à expliquer son rapport, Dr. Watts a fait état de la longue feuille de route criminelle de Colosse. Dès 1968, à ce moment âgé de 17 ans, il est condamné à deux ans de pénitencier pour vol par effraction, vol d'automobile et évasion.

Entre 1969 et 1985, le rapport d'expertise soutient que Yves Plamondon a dû faire face à la justice à onze reprises pour des accusations aussi variées que vols, conduite en état d'ébriété, extorsion, voies de fait, attentat d'évasion et agression armée.

Ces nombreux faits d'armes ont fait dire au psychiatre Watts que les problèmes chez lui étaient bien présents avant cette incarcération, faisant référence à la condamnation de prison à perpétuité prononcée à son endroit en 1986.

Soupçons d'évasion

Le rapport du psychiatre stipule également que les autorités carcérales considèrent Yves Plamondon comme un délinquant dangereux, intimidant, qui était influent au point où on le considère comme étant à la tête d'un clan criminalisé, le clan Plamondon.

Entre 1985 et 1995, les rapports du milieu carcéral révèlent aussi que les autorités le soupçonnent d'être impliqué dans des tentatives d'évasion presque toutes les années. En 1993, le clan Plamondon menaçait de tout faire sauter, peut-on lire dans le rapport d'expertise.

Les chances étaient très fortes qu'il aurait passées une bonne partie de sa vie en prison même sans la condamnation de ces trois meurtres, a affirmé le psychiatre devant le tribunal.

Des soupçons

L'avocat d'Yves Plamondon, Me Daniel Rock a fait ressortir le fait que Colosse n'avait jamais été condamné pour la série de soupçons dont font état les dossiers carcéraux consultés par Dr. Watts.

Me Rock a également demandé au témoin s'il avait vérifié les compétences de la psychologue qui avait rédigé un rapport concernant Colosse en 2012. Je prends pour acquis que si ce sont des documents officiels des services correctionnels, la personne a le titre qui est inscrit dans le document, a répondu le psychiatre.

Questionné par le juge sur l'absence de dommage pour l'accusé, le psychiatre a précisé qu'il s'agit de dommages psychiatriques seulement et qu'il ne pouvait donc pas se prononcer sur les dommages que pouvait représenter la privation de liberté pendant toutes ces années.

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