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Les nouvelles règles d’Airbnb de la Ville d'Ottawa pourraient faire mal aux étudiants

Un aperçu de l'application Airbnb sur une tablette où on voit le logo et une photo de piscine.

Le règlement proposé par la Ville d’Ottawa pour les locations de type Airbnb suggère de limiter les locations à court terme aux résidences principales.

Photo : Getty Images / John MacDougall

Radio-Canada

Le règlement proposé par la Ville d’Ottawa pour les locations de type Airbnb suggère de limiter les locations à court terme aux résidences principales, ce qui pourrait avoir un impact négatif pour les étudiants, selon un locateur.

George Mota affirme que les règles proposées par la Ville pourraient forcer les étudiants à signer des baux plus longs et moins abordables.

En plus de proposer de limiter les locations à court terme aux résidences principales, le rapport de la Ville, publié mercredi, recommande de limiter les locateurs à seulement une seule propriété et d’interdire la location de propriétés d'investissement, comme un condo.

Un homme regarde la caméra.

George Mota a déclaré qu'il envisageait de louer une partie de sa propriété à des étudiants pour des baux de huit mois. Mais avec les nouvelles règles proposées, il dit qu'il ne sera pas en mesure de trouver des locataires à court terme pour les quatre autres mois de l'année.

Photo : Radio-Canada

George Mota envisageait de louer une partie d'un duplex qu'il possède dans le quartier de Meadowlands à des étudiants pour une durée de huit mois, ce qui correspond à la session scolaire.

Mais selon M. Mota, les règles proposées le contraindraient à trouver un locataire qui accepterait de payer pour les quatre autres mois également.

Si je n'ai pas de plan de secours pour proposer des locations à court terme afin de combler ces lacunes dans un bail plus court, les étudiants vont malheureusement se retrouver avec un bail de 12 mois, dit-il. Ils vont payer pour les mois d'été quand ils n'utilisent pas l'appartement.

Mota estime que les changements proposés sont draconiens, mais qu’en plus ils ne permettront pas d'atteindre l'objectif souhaité.

Avec ces propositions, je ne pense pas que vous allez voir une amélioration très significative du passage de la location à court terme à la location à long terme, croit-il.

Il soutient l'idée d'une unité spéciale de lutte contre la fraude chargée de réprimer les propriétés problématiques, y compris les résidences où se déroulent des fêtes.

Hausse des loyers

Selon la Ville, les locations à court terme telles qu'Airbnb contribuent, en réalité, à la hausse des loyers en réduisant le taux d'inoccupation global.

Selon le rapport, les locations à court terme pourraient représenter 1,85 % du parc locatif de la ville d'ici 2031, ce qui pourrait entraîner une augmentation annuelle des loyers de 5 %.

Ces dernières années, les loyers ont augmenté d’environ 3 %.

M. Fleury répond aux questions du journaliste dans une rue ensoleillée d'Ottawa.

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury

Photo : Radio-Canada

Le conseiller Mathieu Fleury ne pense pas que la Ville devrait pouvoir tenir compte des projets des propriétaires, qu'ils concernent ou non le logement des étudiants.

Je ne sais pas si c'est la responsabilité de la ville. Nous voulons voir des offres de location à long terme, des unités de location à long terme revenir sur le marché, a déclaré M. Fleury.

Résidents expulsés

Catherine McKenney, qui représente le quartier Somerset, dit avoir entendu parler de nombreux locataires qui ont été expulsés pour laisser la place à espaces de locations pour Airbnb.

Je reçois des appels presque chaque semaine de personnes qui sont expulsées de leurs appartements, a déclaré Catherine McKenney. Ils sont bouleversés, ils savent qu'ils ne peuvent rien acheter dans le centre-ville.

Catherine McKenney croit que ces locataires seraient favorables à une réglementation encore plus stricte afin de ralentir la baisse de l'offre de logements locatifs abordables.

Nous devons trouver quelque chose qui va avoir du mordant, c'est-à-dire nous assurer que nous ne perdons pas notre bassin de locations à long terme au profit de locations à court terme, a déclaré Catherine McKenney.

Conséquences inattendues

La directrice des politiques publiques d’Airbnb Canada, Alex Dagg, croit que c’est une tendance qui s’est implantée bien avant l’arrivée de la plate-forme Airbnb.

Selon elle, la plate-forme et ses hôtes constituent une cible facile, alors qu'en réalité, il incombe aux municipalités et aux promoteurs de proposer des logements plus abordables.

Une femme qui regarde la caméra.

Alex Dagg, directrice des politiques publiques pour Airbnb Canada, croit que le règlement proposé par la Ville d'Ottawa pourrait avoir des conséquences inattendues.

Photo : Radio-Canada

La Ville d'Ottawa doit examiner de plus près ce qu'elle fait et qu’elles en seront les conséquences, affirme Mme Dagg.Les logements loués sur Airbnb ne seront pas des appartements qui seront soudainement disponibles pour les locations à long terme.

Une poursuite contre la Ville de Toronto concernant des règlements similaires est en ce moment devant les tribunaux. Mme Dagg croit que la Ville d'Ottawa devrait attendre les conclusions de cette poursuite avant d'aller de l'avant avec son règlement.

Le rapport reviendra devant le comité des services communautaires et de protection le 15 novembre prochain.

Avec les informations de Matthew Kupfer de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique municipale