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Plus de lixiviat dans le lac Memphrémagog pendant 4 ans

Vue sur le lac Memphrémagog.

Le lixiviat venant du dépotoir de Coventry ne sera pas déversé dans le lac ni traité à l'usine d'épuration de Newport pour au moins les 4 prochaines années.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

C’est une autre victoire pour les défenseurs du bassin versant du lac Memphrémagog. Le lixiviat venant du dépotoir de Coventry ne sera pas déversé dans le lac ni traité à l'usine d'épuration de Newport pour au moins les 4 prochaines années.

Le groupe environnemental Don’t Undermine Memphremagog’s Purity (DUMP) et la compagnie New England Waste Services of Vermont inc. (NEWSVT) sont parvenus à un accord à ce sujet.

NEWSVT ne rejettera pas son lixiviat dans le bassin versant du lac Memphrémagog ou à l’usine de traitement des eaux de Newport au Vermont avant le 1er janvier 2024, à moins que la réglementation de l’État ou du gouvernement fédéral requièrent à NEWSVT d’amender ses pratiques de traitement du lixiviat en vigueur avant cette date, peut-on lire dans un communiqué diffusé jeudi.

Une décision qui ravit l’organisme Memphrémagog Conservation inc. (MCI) qui veille à la protection, à la conservation et à l’amélioration du lac Memphrémagog et de son bassin versant.

Ça a été une dure bataille qui a duré quinze mois. Vendredi passé, nous avons passé douze heures enfermés dans un hôtel avec six avocats qui nous tiraillaient de tous les côtés. Et à 22h10, la compagnie a lâché le morceau et c’est ce qu’on voulait avoir et on est très heureux, explique Robert Benoit, président de MCI, au micro de Par ici l’info.

Comme le rappelle M. Benoit, l’Act 250, dont la mission s’apparente à celle du BAPE au Québec, avait décrété en juillet dernier que Casella Waste Systems ne pouvait plus traiter le lixiviat provenant de son dépotoir de Coventry dans le bassin versant du Memphrémagog. L’entreprise avait jusqu’à la mi-octobre pour s’y conformer.

[Casella Waste Systems] doit maintenant nous fournir tous les documents qu’ils vont devoir fournir au gouvernement du Vermont et à toutes leurs officines. Et finalement, il y avait un autre problème que nous, on ne ressentait pas : les odeurs. L’entreprise va devoir engager un ingénieur. Nous allons avoir un droit de regard sur l’embauche de cet ingénieur. Et nous allons voir les rapports presque au jour le jour des plaintes qui sont faites par les citoyens, continue Robert Benoit.

Ce dernier se montre tout de même prudent pour la suite des choses. Pour lui, cette victoire ne marque aucunement la fin de la saga qui oppose son organisme à Casella Waste Systems depuis plusieurs années.

M. Benoit souligne aussi qu'une table de travail réunissant le provincial, le fédéral et le municipal sera mise sur pied pour s'impliquer dans le dossier. Ça, c’est la bonne nouvelle au-delà du fait qu’il n’y aura pas de lixiviat pendant 4 ans dans le lac Memphrémagog, conclut-il.

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