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Une étude recommande d’étendre l’interdiction des mises en échec au hockey mineur

Une équipe bantam marque un but contre ses adversaires et célèbre.

Six mille blessures pourraient être évitées chaque année à l'échelle du pays chez les 13-14 ans (archives).

Photo : Radio-Canada / Lionel Levac

Radio-Canada

Selon une étude de l’Université de Calgary, des milliers de blessures, dont des commotions cérébrales, pourraient être évitées chaque année si les mises en échec étaient interdites pour tous les hockeyeurs de moins de 14 ans.

Durant deux ans, les chercheurs de l’Université ont suivi 1000 jeunes hockeyeurs en Colombie-Britannique et en Alberta. Ils évoluaient soit dans des ligues où les contacts sont interdits, soit dans des ligues où ceux-ci sont autorisés. 

Conclusion de cette étude : si les mises en échec étaient complètement interdites pour la catégorie d’âge bantam (les moins de 14 ans), le nombre de blessures diminuerait de manière importante.

Cela représente un impact important sur la santé publique.

Carolyn Emery, professeur de kinésiologie à l'Université de Calgary.

Nous éviterions 6000 blessures chaque année à l’échelle de pays chez les 13-14 ans, souligne Carolyn Emery, qui a dirigé l’étude. Elle est à la tête du Centre de recherche pour la prévention des blessures dans le sport et professeure de kinésiologie à l'Université de Calgary.

Sur deux saisons, nous avons constaté une réduction de 60 % de tous les risques de blessures [...]. Dans les ligues qui n’autorisent pas les mises en échec, le risque de commotion baisse de 40 %. Certes, cette étude n’est pas pertinente d’un point de vue statistique, mais je crois que l’on peut reconnaître qu’elle l’est d’un point de vue clinique.

Une étude précédente

En 2013, Hockey Canada a interdit les mises en échec dans la catégorie pee-wee, qui regroupe les 11-12 ans. 

Quatre ans plus tard, en 2017, une étude de l'Université de Calgary a démontré qu’à la suite de cette décision, le nombre de blessures en général dans cette catégorie a été réduit de moitié. Le nombre de commotions, lui, a diminué de 60 %. 

Dans la catégorie des 13-14 ans, les règlements varient. Les mises en échec sont autorisées dans les plus hauts niveaux du hockey bantam, comme AAA et AA. Mais dans les ligues non élites, elles sont parfois autorisées, parfois interdites.

Un avis divergent

Mickey Kluner, qui est un entraîneur expérimenté, croit que non seulement les mises en échec ne devraient pas être interdites pour les catégories bantam, mais qu’en plus, elles devraient être à nouveau autorisées pour les pee-wee.

Selon moi, interdire les contacts dans la catégorie pee-wee a provoqué plus de blessures dans la catégorie bantam, dit-il.

M. Kluner dirige un programme de développement des habiletés depuis 10 ans à Calgary. Il a été entraîneur durant huit ans, a lui-même joué au hockey et a subi une commotion cérébrale.

Il reconnaît qu’il n’a pas de statistiques pour appuyer son point de vue, mais dit se baser sur son expérience. Vous avez maintenant des jeunes au bantam qui font 1,52 m et d’autres de plus de 1,80 m d’un niveau équivalent qui doivent apprendre à provoquer un contact ou à en encaisser un.

Personne ne souhaite que son enfant soit blessé en jouant au hockey [...]. Mais je défends le contact, car cela fait partie du sport, ajoute-t-il.

Avec les informations de CBC

Alberta

Hockey