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Rencontre avec Justin Trudeau : Brian Pallister envisage de bannir les armes de poing

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, assis à côté du premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister (à gauche), et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, doivent se rencontrer vendredi sur la colline du Parlement, à Ottawa, pour discuter de l'épidémie de violence qui frappe Winnipeg (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Permettre aux municipalités manitobaines de bannir les armes de poing est l'une des réponses possibles à la vague de violence qui secoue Winnipeg, a déclaré le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, après une rencontre avec Justin Trudeau.

« On va analyser cela », a dit le premier ministre manitobain vendredi lors d’un déplacement à Ottawa.

Au cours de sa campagne de réélection, le premier ministre canadien a promis de collaborer avec les provinces afin de donner aux gouvernements locaux les moyens de « restreindre davantage » ou d'interdire eux-mêmes les armes de poing, mais il a aussi déclaré que son gouvernement libéral ne créerait pas une interdiction nationale de ce type d’armes.

Les crimes violents ont été l'un des problèmes qui ont été évoqués lors de la réunion de Justin Trudeau avec le premier ministre manitobain, vendredi matin.

« Je ne vais pas faire de nouvelles lois à la volée. Je dirai seulement qu’évidemment, nous sommes inquiets, et nous évaluons des mesures que nous pourrions mettre en place », a ajouté Brian Pallister, qui est aussi le premier leader provincial de l’Ouest canadien à rencontrer Justin Trudeau depuis l’élection du 21 octobre.

« Dans l’ensemble, les crimes violents sont en baisse au Manitoba; je devrais mettre l’accent sur ça. Mais les homicides sont en hausse, et des tragédies récentes impliquant de jeunes Manitobains ont touché le cœur de tout le monde. »

La violence était aussi le sujet de conversation lors d’une conversation téléphonique entre Justin Trudeau et le maire de Winnipeg, Brian Bowman, jeudi soir. Le maire a ensuite publié un message sur Twitter dans lequel il affirmait que les deux leaders ont convenu de se rencontrer en personne « dès que [leurs] horaires le permettront ».

Brian Bowman a précédemment demandé une rencontre entre Justin Trudeau, Brian Pallister et lui-même pour parler du crime.

Brian Pallister interpelle Justin Trudeau sur la loi sur la laïcité

Par ailleurs, M. Pallister a soulevé une fois de plus ses préoccupations à propos de la loi québécoise sur la laïcité, qu'il qualifie de « dangereuse » et d'« inutilement restrictive ». Il n'a cependant pas voulu dire s'il a demandé à M. Trudeau de s'immiscer dans une contestation judiciaire.

Le premier ministre manitobain comprend qu'il y a une « préoccupation évidente » pour ne pas accentuer les divisions au pays. Cela dit, Brian Pallister affirme qu'il n'est pas dans sa nature de « rester silencieux » devant une telle « érosion » des droits individuels, dit-il.

« J'ai grandi dans une ferme, alors je n'aime pas l'érosion. Et quand je vois l'érosion des droits de particuliers, je pense que c'est important, que je sois visé ou non [...], de dire quelque chose. C'est ce que j'ai fait et c'est ce que je vais continuer de faire », a-t-il dit, vendredi, lors d'une mêlée de presse après la rencontre.

Trans Mountain et péréquation

M. Pallister dit avoir voulu donner des pistes de solution à M. Trudeau pour faire face à un sentiment d'aliénation grandissant dans l'Ouest canadien depuis la dernière élection.

Il ne se range cependant pas du côté de certains de ses homologues provinciaux qui réclament des changements dans la formule de péréquation afin de venir en aide à l'Alberta et à la Saskatchewan. Le Manitoba reçoit un montant de péréquation par habitant plus élevé qu'au Québec.

« Je pense que la notion d'un débat sur la péréquation, sujet que peut-être six Canadiens comprennent et qui les intéresse vraiment, est entièrement attribuable au manque de progrès sur la construction du pipeline Trans Mountain. Aussitôt qu'on aura du progrès sur le pipeline, le débat sur la péréquation va glisser dans le domaine académique, où il devrait habituellement se trouver », analyse M. Pallister.

Le premier ministre du Manitoba s'oppose cependant toujours à une tarification sur le carbone, qui divise les Canadiens, à son avis.

« Un chef politique peut diviser, un premier ministre devrait unir. Dorénavant, nous devrions nous unir autour de la lutte contre les changements climatiques, et nous ne devrions pas être pris dans un débat sur la sous-catégorie d'une sous-catégorie d'une taxe sur le carbone. »

Avec les informations de La Presse canadienne

Manitoba

Politique provinciale