•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Profession : diffuseur de spectacles

France Levesque en entrevue.

France Levesque œuvre dans l'industrie des arts de la scène depuis 2002. Sa passion est de faire découvrir des nouveautés aux spectateurs de sa région.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Camille Bourdeau

La FrancoFête en Acadie est un événement de réseautage permettant à une cinquantaine de groupes et d’artistes de présenter un extrait de leur spectacle devant de nombreux diffuseurs qui « magasinent » leur prochaine programmation. 

France Levesque, directrice générale de la Société culturelle des Hauts-Plateaux, a répondu à nos questions afin d'expliquer son métier.

Quel est le rôle d’un diffuseur?

Être diffuseur de spectacle, c’est d’essayer de trouver les choses les plus intéressantes dans ton milieu, qui ont une belle qualité d’écoute et un grand potentiel professionnel.

C’est aussi de planifier des programmations longtemps à l'avance. En moyenne, je présente de 10 à 15 spectacles par année.

Vous préparez votre programmation combien de temps à l’avance? 

Au minimum un an d’avance. Ça va même jusqu’à 18 mois. Les vitrines qu’on voit cette semaine pourront être programmées jusqu’en mai et juin 2021. 

Sur quels critères vous basez-vous pour effectuer vos choix?

Est-ce que ça peut plaire au public? Chaque région a des goûts différents. Chez moi, il faut que ça bouge.

Avant tout, il faut vraiment que ça te plaise en tant que diffuseur parce que pour pouvoir vendre quelque chose, il faut d’abord être convaincu soi-même.

Mehdi Cayenne sur scène avec une quitare et un gilet à paillettes

Mehdi Cayenne a présenté un extrait très énergique du spectacle de son dernier album lors d'une vitrine à la FrancoFête en Acadie.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

On a moins de facilité à présenter le théâtre parce qu’il y a beaucoup d'éclairage, les devis techniques sont plus complexes à atteindre dans une petite localité comme chez nous. Même si ce serait intéressant, on n’a pas toujours l’espace, la hauteur ou les accommodations pour les accueillir. La danse, je n’en diffuse pas beaucoup parce que les scènes que j’ai n’ont pas le plancher très solide.

Parfois, je vois un spectacle qui n’est pas prêt, qui a besoin d’être peaufiné. Je prends tout ça en considération. 

Le saviez-vous?

Les diffuseurs qui assistent à la FrancoFête en Acadie reçoivent tous un « cahier-contact » dans lequel les artistes et les spectacles sont présentés comme des produits. Ce catalogue contient des informations telles que le cachet demandé et le format, la durée et les besoins techniques du spectacle.

À la FrancoFête, avez-vous déjà une idée précise de ce que vous cherchez?

Oui, c’est sûr qu’on essaie souvent d’avoir de la musique, parce que c’est ce qui circule le mieux, et l’humour, c’est avec ça qu’on fait notre argent. J’aimerais trouver un spectacle de cirque parce qu’à toutes les années je fais un événement de spectacle de rue.

J’ai un plan d’attaque, mais ça se concrétise à toutes les heures, à chaque présentation. Je prends des notes.

Geneviève chantant au micro aux côtés d'Alain qui joue de la guitare.

France Levesque était heureuse de revoir le duo «Geneviève et Alain», qui avait beaucoup plu aux spectateurs lors de son dernier passage en Acadie.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

J’ai regardé dans le cahier-contact, il y en a quelques-uns que je connais déjà

J’aime voir l’évolution parce que c’est intéressant de revoir chez nous ceux que les gens ont trouvé bons.

Quel est le plus grand défi pour un diffuseur? 

Les gens ont encore peur de la découverte. 

Chaque famille a un certain montant à dépenser en loisirs. Il faut que ce qu’ils voient sur scène soit intéressant. Ils payent pour ça. Ils ont parfois payé pour la gardienne. Alors, il faut que le produit soit d’excellente qualité.

Quatuor Quartom en spectacle autour d'un seul micro

Le quatuor a cappella classique Quartom a surpris plusieurs diffuseurs à la FrancoFête en Acadie cette semaine.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Il faut trouver ce qui plaît, mais après quelques années, les gens ont créé un lien avec moi. Ils me font confiance et on peut aller plus loin. 

Que faites-vous lorsque la FrancoFête se termine?

On prend toutes nos idées et on fait un petit cahier. On essaie de rencontrer notre comité de programmation le plus tôt possible pour voir les possibilités et faire une belle programmation. 

Nouveau-Brunswick

Arts de la scène