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Des étudiants étrangers au Québec s’intéressent au Nouveau-Brunswick

Quatre étudiants africains commandent leur repas dans la cafétéria du collège à Dieppe.

L'Université de Moncton et le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (ci-dessus) disent pouvoir accueillir plus d'étudiants étrangers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les réformes en immigration du gouvernement québécois, bien que révisées, laissent des étudiants étrangers dans l'incertitude. Quelques-uns se renseignent sur les universités et collèges du Nouveau-Brunswick.

Phénomène Kiyangi est un étudiant étranger à l'Université Laval à Québec. Depuis les réformes en immigration du gouvernement québécois, il s'intéresse au Nouveau-Brunswick.

Le Québec va perdre des candidats pour ses universités, mais on n’a pas le choix, affirme le jeune homme.

Certains aspects des réformes ont été révisés, mais pour cet étudiant en droit, originaire de la République démocratique du Congo, c’est insuffisant.

Ils ont pris du recul, mais apparemment c’est juste un petit recul et ils vont insister dessus. Du coup, je me dis : c'est quoi l'avenir de ceux qui vont venir au Québec après? Ça fait mal, souligne Phénomène Kiyangi.

Le jeune homme parle au téléphone.

L'étudiant Phénomène Kiyangi, au Québec, dit être tenté de poursuivre ses études au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Il s’est renseigné auprès d’un ami, Olivier Hussein, bénévole dans un comité à Dieppe pour l’intégration des étudiants étrangers. Étudier dans cette province pourrait devenir une solution de rechange.

Il y a une très bonne formation là bas à l’Université de Moncton. Donc, ça me tente.

Phénomène Kiyangi, étudiant de la République démocratique du Congo au Québec

Olivier Hussein se sent interpellé.

Ça touche mes confrères et consoeurs internationaux [...] Ils sont originaires de la République démocratique du Congo, mon pays d’origine. Ils étaient inquiets en posant des questions : "Qu’en est-il ou comment ça se passe au Nouveau-Brunswick, à l'Université, l’emploi?", explique M. Hussein.

Olivier Hussein en entrevue dans son domicile

Olivier Hussein aide son ami à soupeser un déménagement possible au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

L'Université de Moncton estime que le Nouveau-Brunswick est une bonne option.

Il y a d'autres occasions pour faire des études postsecondaires en français au Canada et l'Université, de Moncton offre une telle occasion. Il s’agit aussi de la possibilité de s’établir. Ce levier-là, ce n’est pas l’université ou le collège qui le contrôle, c’est le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral, indique le recteur par intérim, Jacques Paul Couturier.

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick saisit aussi l'occasion.

On a une capacité d'en accueillir plus dans certains de nos programmes, dans certains de nos campus. Alors, on serait heureux s’ils venaient en plus grand nombre. Si on peut les aider à compléter leurs études, à s’établir au Nouveau-Brunswick dans de bons emplois, on est très heureux de le faire, assure le président-directeur général de l’institution, Pierre Zundel.

Phénomène Kiyangi fait partie des 48 000 étudiants étrangers inscrits à l’université au Québec cet automne.

Avec les renseignements de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Immigration