•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le suivi de la restructuration du système de santé reste la priorité de Santé en français

Un homme parle debout derrière un lutrin devant des personnes assises autour de tables rondes.

Lors de l’assemblée générale annuelle tenue jeudi, le président de Santé en français a souligné qu’après les manquements observés pendant la première phase de la restructuration du système de santé à Winnipeg, l’organisme se doit d’être prudent.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Laïssa Pamou

Santé en français souhaite concentrer ses efforts pour assurer le respect de l’offre de services en français dans la nouvelle restructuration des centres de soins provinciaux annoncée par le gouvernement du Manitoba.

Lors de l’assemblée générale annuelle tenue jeudi soir à l’hôtel Norwood à Winnipeg, le président de Santé en français, Francis Labossière, a souligné qu’après les manquements observés pendant la première phase de la restructuration du système de santé à Winnipeg, l’organisme se doit d’être prudent .

Lorsque le gouvernement a annoncé les changements avant la création de Shared health/Soins communs, il y a eu des changements qui ont été planifiés et exécutés sans tenir compte des impacts sur les services en français, dit-il. Il a fallu qu’on revienne en arrière pour fait respecter nos droits.

Depuis la mise en place de Soins communs, il souligne que de nombreux progrès ont été faits afin d’éviter les erreurs du passé.

Nous sommes à la table des discussions depuis le début avec eux, dit-il. Nous n’avons peut-être pas le droit de vote, mais nous pouvons influencer leur décision. Alors notre priorité est de faire certain que les services en français soient respectés dans les changements.

Shared health/Soins communs est l'organisation mandatée par la province pour l’élaboration du nouveau plan de restructuration des services médicaux.

Plan moyen de Francis Labossière debout dans la salle de réunion lors d'une pause.

Francis Labossière, président de Santé en français. L’ensemble de l’équipe de Santé en français se dit fier de la place qu’elle a pu se faire à la table des discussions de Soins communs.

Photo : Radio-Canada

M. Labossière explique que grâce à deux projets approuvés par la Société santé en français nationale, son organisme travaille en étroite collaboration avec Shared health/Soins communs et le Secrétariat aux affaires francophones pour assurer l’intégration des services en français au sein de Shared Health/Soins communs et pour établir une stratégie provinciale relative aux ressources humaines bilingues.

La directrice générale, Annie Bédard, est revenue sur les bons coups en félicitant tous les employés pour le succès du Forum À notre santé… en français.

Elle a martelé que Santé en français continue à réclamer une carte-santé qui identifierait la population francophone ainsi que d’autres populations comme les Premières Nations.

Une carte de ce genre permettrait de lier l’information recueillie aux banques de données, ce qui donnerait accès à des données fondamentales, explique-t-elle.

Elle précise que la tenue et la gestion de données fiables sont des atouts précieux dans la mise en œuvre de plans de services en langue française et dans l’évaluation de leur atteinte.

Mme Bédard a également laissé savoir que l’organisme a entrepris des discussions avec le ministère des Familles et le Secrétariat aux affaires francophones dans le but d’élaborer une politique pour la désignation des agences et des services sociaux bilingues.

Avec cette politique, les agences et services sociaux désignés seraient tenus de compiler des renseignements sur l’offre de services, dit-elle.

Plan moyen d'Annie Bédard debout dans une salle de réunion.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice générale de Santé en français, Annie Bédard.

Photo : Radio-Canada

La directrice générale a également aussi salué le travail du directeur général de l’Office régional de la santé de Winnipeg qui avait annoncé sa retraite.

Lorsqu’un de nos leaders et un de nos alliés dans la défense des services en français comme monsieur Cloutier qui quitte, on ne peut qu’être préoccupé, souligne-t-elle.

Santé en français prévoit envoyer une lettre au conseil d’administration de l’office régional de la santé de Winnipeg pour demander à ses membres de s'assurer que la personne qui remplacera M. Cloutier est une personne qui connaît bien les dossiers des services en français, a annoncé Mme Bédard. Elle précise qu’idéalement cette personne doit parler français.

Plan moyen de Réal Cloutier debout dans une salle de réunion.

« La personne qui va me remplacer à le devoir de s’assurer que les lois et les besoins en matière de services en français sont respectés », dit le président-directeur général de l’Office régional de la santé de Winnipeg, Réal Cloutier.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Un souhait partagé par Réal Cloutier qui a lui-même rappelé que le respect de la politique sur les services en français est un devoir pour quiconque va le remplacer.

La personne qui va me remplacer a le devoir de s’assurer que les lois et les besoins en matière de services en français sont respectés, dit-il.

Manitoba

Francophonie