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Justin Trudeau ne ferme pas la porte à nommer un lieutenant du Québec

Il est tout sourire.

Le premier ministre Justin Trudeau

Photo : The Canadian Press / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau devra s'entourer de plus de Québécois afin de montrer qu'il est à l'écoute des besoins de la province, estiment plusieurs de ses députés.

Pour ce faire, il pourrait être tenté de nommer un lieutenant politique pour le Québec.

Lors d'une mêlée de presse, jeudi, M. Trudeau a confirmé que cette option « fait partie des réflexions » qu'entreprendront ses députés et les candidats défaits lors de leur première rencontre à Ottawa depuis l'élection.

On n'a pas de décision précise encore, mais vous allez tout savoir évidemment le 20 novembre, a lancé M. Trudeau, en référence à la date prévue pour la présentation de son conseil des ministres.

Ses députés québécois, eux, n'ont pas voulu faire part de leurs opinions personnelles quant à la nécessité d'un lieutenant québécois.

Il faut renforcer la présence de Québécois ici à Ottawa, dans les cercles décisionnels, et ça va se faire, a fait valoir le ministre Pablo Rodriguez, réélu dans la circonscription montréalaise d'Honoré-Mercier. Questionné au sujet de la façon dont cela devrait se faire, M. Rodriguez a répondu qu'il « laisse ça entre les mains du premier ministre ».

Toutes les idées, toutes les options doivent être discutées, a laissé tomber son collègue Jean-Yves Duclos, réélu dans la circonscription de Québec.

Le député Anthony Housefather a pour sa part émis des doutes.

Je ne suis pas certain de la nécessité [d'un lieutenant politique du Québec]. Le premier ministre vient du Québec, il est là à notre caucus du Québec. Il est présent, toujours.

Anthony Housefather, député de Mont-Royal

Les libéraux ont fait élire 35 députés québécois à la dernière élection, soit cinq de moins qu'en 2015. S'ils ont fait des gains à Montréal, ils ont perdu des sièges à l'extérieur de l'île aux mains du Bloc québécois.

Reconnecter avec les régions

Les élus et ministres hors Montréal admettent qu'ils devront reconnecter avec les régions.

Oui, c'est très montréalais comme parti, concède Diane Lebouthillier, réélue dans Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine après une chaude lutte avec son rival bloquiste.

Sans aller aussi loin que sa collègue, François-Philippe Champagne admet qu'il y a une « dichotomie qui est en train de se dessiner entre les milieux urbains et les régions ».

Il pense que son parti devra faire preuve d'« humilité » et « rassembler » avec des enjeux qui sont importants pour les régions plus éloignées.

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