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Petit-Rocher demande une usine pour filtrer son eau

le maire de Petit-Rocher, Luc Desjardins, devant une rivière.

Le maire du village, Luc Desjardins, estime que ce projet devrait être une priorité des gouvernements.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

Le village de Petit-Rocher projette la construction d'une usine de filtration d'eau.

La municipalité sollicite l'aide financière des gouvernements fédéral et provincial pour mener à terme le projet, qui représente un investissement considérable.

On parle d'un investissement d'environ 3,5 millions de dollars, alors pour une petite municipalité comme Petit-Rocher, c'est sûr que c'est très onéreux, indique le maire du village, Luc Desjardins.

C'est pourquoi le village demande la contribution des gouvernements.

Nous, on croit que la santé publique, ça devrait être une priorité.

Luc Desjardins, maire de Petit-Rocher

Présence de substances chimiques

Une rivière dans un boisé.

Le village de Petit-Rocher puise son eau potable dans la rivière Nigadoo.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Depuis plusieurs années, la municipalité doit composer avec la présence dans l'eau de substances chimiques, comme les trihalométhanes, appelés « THM », qui dépassent parfois les normes fixées par Santé Canada.

En fait, c'est la rencontre des matières organiques de la rivière Nigadoo avec le chlore qui crée ces dérivés chimiques-là, explique le maire.

Ces matières peuvent augmenter légèrement le risque de cancer après une longue période d'exposition, selon des études.

Pour éliminer toute trace de substances, on peut utiliser des filtres au charbon ou laisser l'eau à l'air libre dans le réfrigérateur.

Mais la solution permanente passe par la construction d'une usine de nanofiltration.

Ce serait une usine qui filtrerait l'eau. On enlève 99,99 % des particules dans l'eau, alors ça devient tellement de l'eau pure qu'il faut rajouter des minéraux avant de la distribuer aux gens.

Un projet qui tient à la générosité des gouvernements

Le maire souhaite profiter d'un programme de financement des gouvernements qui s'adresse aux villages de moins de 5000 habitants.

C'est un volet où les petites municipalités de moins de 5000 habitants peuvent voir un financement du fédéral pouvant aller jusqu'à 60 %. La province paierait un tiers et nous, on paierait la différence.

Cette différence représente environ 6 % de la facture.

Bien que les discussions avec la province ne soient pas amorcées, le maire demeure persuadé qu’il trouvera une oreille attentive à Fredericton.

On a espoir qu'on va être entendu. On sait que le gouvernement a tendance à ne pas trop dépenser.

D'après un reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Santé publique