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La réforme du PEQ, des conséquences à prévoir pour l’UQO

L'Université du Québec en Outaouais l'hiver.

L’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Radio-Canada

La réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pourrait avoir de graves conséquences sur l’Université du Québec en Outaouais (UQO), dont plus de 85 % de ses 363 étudiants internationaux étaient admissibles à ce programme en 2018.

Avec la réforme, en 2019, 45 % des étudiants internationaux de l'UQO y seraient désormais admissibles, soit 192 étudiants sur 441.

Avant le 1er novembre, les étudiants pouvaient se qualifier au PEQ en vue d'obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ) s'ils avaient complété 1800 heures d'études au Québec.

Avec la réforme proposée par le gouvernement caquiste, seuls les étudiants diplômés d’une discipline où il y a actuellement pénurie de main-d’oeuvre sont désormais admissibles. Une clause de droits acquis a cependant été accordée aux étudiants déjà inscrits aux programmes touchés par la réforme. Le premier ministre en a fait l’annonce mercredi, en réaction au mécontentement populaire.

Dans ce contexte, l'UQO craint de perdre des étudiants.C’est sur que c'est plus intéressant, pour un étudiant international, de s’inscrire dans une université qui offre la possibilité de devenir citoyen canadien, a concédé le recteur, Denis Harrisson.

M. Harrisson a ajouté que des étudiants internationaux ont déjà fait part de leurs inquiétudes aux registraires. Certains ont même indiqué que, si la situation ne changeait pas, ils n’auraient d’autre choix que de changer d’université, au profit de l’Ontario.

C’est sûr qu’on pourrait perdre énormément si le projet de loi était adopté dans son intégralité, même avec les droits acquis.

Denis Harrisson, recteur de l'UQO

On a doublé les effectifs d’étudiants internationaux depuis les trois dernières années, a fait valoir M. Harrisson. Il a mentionné que le PEQ avait largement été utilisé pour faire la promotion d’un cursus scolaire en sol québécois.

À son avis, on porte atteinte à la réputation du Québec et des universités à l’étranger en plus de briser le lien de confiance construit avec les étudiants.

Stéphanie Demers, en entrevue dans la cafeteria de l'Université du Québec en Outaouais.

Mme Demers soutient que le PEQ est une excellente porte d'entrée vers la citoyenneté pour des gens qui peuvent déjà contribuer à la société.

Photo : Radio-Canada

Stéphanie Demers, professeure et présidente du syndicat des professeurs de l’UQO, s'inquiète également.

La réforme du Programme de l’expérience québécoise reste dans son ensemble inacceptable. Elle traduit une vision très très étroite et réductrice de ce dont la société québécoise a besoin en termes de relève.

Stéphanie Demers, professeure et présidente du syndicat des professeurs de l’UQO

Les universités de la province voisine amputent déjà un certain nombre d’étudiants, selon Mme Demers. Est-ce que ça va être mieux d’aller en Ontario pour eux ? Si c’est le cas, c’est une encore plus grande catastrophe, croit-elle.

Avec les informations d’Audrey Roy

Ottawa-Gatineau

Éducation